llisl. liai., XVIII
2. Peinlure de la fiillonica (Saglio, Dicl. des .lu/., fig. 579o, d'après le Miiseo Borbonico, IV, pi. l).
approximative. Toutefois, maljjTé ses inconvénients, le pressoir à cabestan demeura d'un usaye très répandu sous l'empire romain.
Deux peintures presque semblables, découvertes Vune à Herculanum, l'autre à Pompéi dans la maison des \'ettii, nous lont connaître un système de pressoir plus modeste, le pressoir à coins, employé également pour l'huile. Kntre deux montants sont assujettis des rangs de madriers séparés par d'épaisses planches horizontales. Le tout pèse sur une corbeille pleine de raisins ; le jus s'échappe de l'appareil et tombe dans une cuve. Deux Amours vignerons enfoncent des coins à j^rands coups de maillet pour au i,'-menter la pression (lig. 487; •.
Nous avons expliqué ci-dessus - ce qu'il ads enait du vin à Boscoreale, quand le Inrculariiim avait fait son office, comment les ouvriers le puisaient dans la citerne ouverte à leurs pieds et le versaient par une ouverture ménagée à travers la cloison qui séparait le pressoir du couloir voisin ; d'où il était conduit [)ar un système ingénieux de tuyaux à l'intérieur des dolin, rangés dans la cave pour le recevoir.
Ces dolia dont il sera question plus longuement ailleurs étaient de terre cuite, sans couverte vernissée; ce qui les laissait poreux et peu propres à contenir un liquide; aussi, pour parer à cet inconvénient, les enduisait-on intérieurement de poix; le poissage est recommandé pour le mois de septembre par les calendriers rustiques qui nous sont parvenus ; il est représenté sur un des médaillons de la mosaïque de 8aint-Romain-en-Gal.
Pour le transport il fallait avoir recours à des vaisseaux moins pesants, soit des amphores en terre cuite de capacité movenne, soit des outres comme celle que l'on voit posée sur un char dans une peinture de Pompéi ^, soit des tonneaux en bois. Ces derniers récipients étaient surtout usités dans les pays septentrionaux, où l'on en a découvert plus d'un spécimen ' et où ils ligurcnt sur de nombreux bas-reliefs funéraires ^', mais ils n'étaient pas inconnus aux pays méditerranéens.
1. Gu<inian. l'ompëi. p. lîfiT. Cf. Hilliard, i>j). ciL. j). iij.
-. T. I, p. .Kui.
•J. Hflhijf, Ii87; môme sujfl sur un sarc()pha};e du Lalran (Sagli(), Dirt. dt's Ant., lifj. 751 ij.
i. Par exemple à Maycnc*^ (Hilliard, o/>.r/7.. fi|;. 170 1 et à Silchc8ter(/4 tc/mco- ""jta, LVI, pi. vm, avec caractères latins }rra\és dans lel)ois).
5. Hilliard, lij,'. 60 (Lanpres), 78 'Au^'sbour},'), l'Jl 'Cahriére» d'Aiguës — nuire fi|?. 526}, 168 (Autun), 180 (Trùves .
m. AGRICULTURE