‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 178 sur 425 · INDUSTRIE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE

COMMERCE

Des difrérentes opérations qu'on faisait subir au vin pour en assurer la conservation ou en modifier le fumet par des manipulations, nous n'avons pas à nous occuper ici; car elles ne relèvent pas de l'archéolog^ie. 11 convient seulement de parler de la mise en bouteilles ou plutôt en amphores, les récipients de verre, sans être inconnus aux Romains, étant moins en usage. On commençait par poisser le vase, comme on faisait pour les dolia; puis une fois plein, on le bouchait avec un morceau de liège qu'on enduisait de poix et qu'on recouvrait de plâtre ou d'argile ; le propriétaire y appliquait un cachet portant son nom et celui de l'esclave chargé de l'opération.

Chaque amphore recevait ensuite, sur la panse, une indication à l'encre ou une étiquette ipitiacium) ; on y consignait la nature du cru, l'année de la récolte ou de la mise en bouteille, le nom du producteur, du commerçant, la capacité du vase et d'autres particularités, indiquées par des lettres dont le sens bien souvent nous échappe. Les renseignements de cette sorte ont été recueillis sur des amphores ou des morceaux d'amphores, principalement àPompéi\ à Rome, surtout au mont Testaccio et au camp des prétoriens ^, à Carthage ^. L'amphore de la lig. 488 provient de Pompéi; on y lit ^

VESVINI IMP.VESP.VI.GOS.

Fig. 488.

Amphore à vin avec

inscription.

Elle contenait du vin du Vésuve de l'année 75. A Carthage, les marques suivantes^ étaient tracées, la première en noir, l'autre en rouge :

a) AB.M.L.ARTIDIO FRON

ET GRESTO

V^.lll.

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