‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 180 sur 425 · Espérandieu, Bas-reliefs, IV · texte numérisé non relu

Espérandieu, Bas-reliefs, IV

3. Bas-i'elief mutilé, au même musée, qui semble pareil, ibid., 3169.

4. Cf. l'article Olea dans le Dicl. des .\nt. de Saglio (M. Besnier), et Bliïmner, Technolorfie, I, p. 328 et suiv.

iiLii.i:

canipairnes alVir.nno nous fournissent sur la cjucslion des renscii^nements précieux.

La partie de la villa de Boscoreale qui était auiéna^^ée pour la fahricaliou de l'huile se composait tle deux pièces juxtaposées, formant un tout. KWcs portent les lettres X et Y dans le plan donné par nous à la li^^ U)0. Chacune d'elles avait sa destination particulière, qui correspondait aux deux phases de la manipulation. Le traitement de l'olive comportait en cITet un décorlica^e et un pressage. Le dècorticaf;e était rendu nécessaire par la présence au centre du fruit d'un noyau au g^oùt âpre qu'il fallait se garder d'écraser pour conserver au liquide toute sa saveur; de plus la pulpe elle-même contenait un principe amer (//wurca) que Ton utilisait surtout comme engrais. On commençait donc par soumettre le fruit à un frottement qui le désa<^ré^^eail : on le versait dans une cuve où l'on faisait tourner un ou plusieurs disques de pierre. L'appareil le plus simple est celui que montre un sarcophage d'Arles* : c'est une meule, en forme de roue, montée sur un essieu a lui-même relié à un arbre vertical, maintenu d'un côté par la iive, de l'autre par un collier. Lue barre horizontale, actionnée

Fig. i90. — Moulin à olives.

par deux petits personnages, fait tourner l'arbre et la meule ». Ce décorti(jueur [trapetum) avait été perfectionné : la formule du dernier modèle a été donnée par Caton et les trouvailles, notamment celle de la villa de Boscoreale (lig. 490), confirment pleinement la description de cet auteur. Il était fait d'une base carrée, en maçonnerie où s'encastrait une cu\e hémisphérique [mnr-

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