‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 182 sur 425 · C. /. L.,XV, i · texte numérisé non relu

C. /. L.,XV, i

r.E vi:temext

dus clans le monde roniiiin, le (jnrum, nommé aussi lu/uarneii, sauce de poisson, faite avec les intestins du scombre, et les sauces semblables, Vhallex el\ii miirin.

i; II. — Le rôle meut.

Parmi les industries relatives ^à la fabrication des vêtements, la seule véritablement pour laquelle l'archéologie fournisse des rensei{;nements un peu techniques est celle des foulons '. C'est, au reste, une industrie ((ui avait reçu un ^rand développement à

Fig. 49:

F(.)iila^'e d'étolTcs.

cause de la nature même du costume romain : la lo^e pour les hommes, la palla pour les femmes, qui utilisaient de grandes draperies, souvent blanches. Aussi les ruines de Pompéi nous ont-elles conservé les restes de plusieurs établissements de cette sorte. L'un d'eux, la grande fiillonicn de la rue de Mercure, a été signalée plus haut -; nous avons même donné une vue de l'intérieur ( lig. 1*20). On y a découvert, outre l'installation même du matériel, une série de peintures où son emploi est relaté par le pinceau (fîg. 406).

Le filage et le tissage des étoffes de laine n'étaient j)as sans salir plus ou moins la matière première ; il fallait donc d'abord les nettoyer. Pour enlever toute souillure (uï les entassait dans des

1. Bliimner, Technoloffie, I, |>. 1)7 et suiv. ; A. Jacol), dans le Dicl. do Sa^lio, au mol Fullonicu.

1252 III. AGRICULTURE INDUSTRIE COMMERCE

cuves pleines d'eau mélangée de substances alcalines et de celte argile, propre au dégraissage, qu'on appelait creta fullonica; puis on les foulait au pied d'un mouvement rythmique, représenté sur une peinture de la maison des Vettii (fig. 49*2) * et sur un bas-relief du musée de Sens ^. Le tissu, ainsi lavé et feutré, on le cardait afin que les bouts de laine formant duvet à la surface et emmêlée les uns aux autres pussent être tondus régulièrement ^. On employait pour cet office une brosse hérissée d'épines ou de piquants de hérisson; dans la même peinture de la maison des Vettii, un Eros se livre à cette opération (fig. 406) ^, dessinée pareillement sur un des panneaux de la fullonica de Pompéi ; l'étoffe y est figurée blanche avec .un bord de pourpre ; elle était, ainsi qu'on le voit, suspendue à une tringle et peignée de haut en bas. Après quoi, pour faire disparaître les dernières taches et relever l'éclat des couleurs, surtout du blanc, on exposait le tissu à des fumées sulfureuses : on les étendait sur une cage d'osier, cintrée en haut, à claire-voie, sous laquelle on faisait brûler du soufre. Le personnage de la fig. 406 l'apporte sur son dos, surmontée d'une chouette, attribut de Minerve, la patronne des foulons ; le vase qu'il tient de la main gauche est le réchaud.

Il ne restait plus alors qu'à donner un apprêt au tissu et à le mettre sous presse pour le plier. Une presse de cette sorte est représentée par une des peintures de la fullonica : elle est faite de deux tablettes superposées ; celle de dessous, fixe, recevait la pièce d'étoffe, celle de dessus, mobile, étant manœuvrée entre deux montants par des vis qui permettaient d'augmenter ou de réduire la pression ^.

1. Monumenli dei Lincei, \lll, fig-. 52; Gusman. Powpéi^ p. 26 J, auquel la figure est empruntée.

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