‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 218 sur 425 · VII. BATEAUX DE GUERRE ET DE COMMERCE · texte numérisé non relu

VII. BATEAUX DE GUERRE ET DE COMMERCE

SOUS des ponts ; un relief de Salcrne ^ el une mosaïque de Sousse (fi^. 521) 2 en témoig-nent très nettement. L'existence des hunes est certaine, mais les monuments ne les reproduisent pas. Les voiles étaient faites de toiles de lin ou de fibres végétales ; on les bordait de cuir pour les consolider. Des cordages verticaux, de distance en distance, permettaient de rouler la voile de façon plus égale ; notre système de poulies était déjà pratiqué. Les bateaux, dans les fresques, ont des voiles blanches ; mais souvent on se contentait de coudre ensemble des pièces de toutes nuances. En signe de deuil on arborait des voiles noires ; la couleur rouge était réservée au bâtiment d'un amiral ou d'un chef d'État. Des inscriptions, réduites à des initiales, se détachaient parfois sur la toile, ou même des figures, comme la louve et les deux *jumeaux, qui paraissent en deux exemplaires sur le relief Torlonia.

Les pavillons de bord sont aussi anciens que les vaisseaux de guerre ; ils se plaçaient au sommet des mâts et en poupe à une hampe, quelquefois imitée d'un thyrse, avec ses banderoles nouées au-dessous de la pomme de pin. Le drapeau de marine antique avait la forme d'une petite voile, dont la vergue se reliait à son support par deux cordons ; il flottait donc librement dans tous les sens, même de bas en haut ; le côté opposé à la vergue était frangé ou découpé en dents de scie. La nuit, on remplaçait les pavillons par des lumières ; dans un des reliefs de la colonne Trajane, une lanterne se balance en avant de la cabine du commandant (fig. 522) ^. Feux et pavillons servaient probablement encore de signaux, comme peut-être certains accessoires énigmatiques, boucliers entre autres, que nos reliefs mettent au flanc des carènes.

Nous connaissons mal le système d'échelles aidant à monter sur les bâtiments de haut bord ; une planche s'abaissait simplement vers la terre pour le déchargement des bateaux de commerce. De petits canots [scaphae) ménageaient les communications avec la terre dans les eaux peu profondes, et d'autres étaient prévus pour recueillir l'équipage en cas de sinistre. En somme, on a pu dire que les vaisseaux antiques différaient fort peu de ceux du xviii^ siècle, avant le grand développement industriel.

On appliquait à la navigation fluviale ^, sanséclusesapparemment

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