‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 23 sur 425 · Cf. F. W'inler. Arch . Anzeiffer, XII (1897). p. 132-13G · texte numérisé non relu

Cf. F. W'inler. Arch . Anzeiffer, XII (1897). p. 132-13G

20 I. LA l'HINTURK

Comment cette méthode, qui semble presque abandonnée dans la peinture chrétienne, n'a»t-elle point pris le pas sur toutes les autres? Sans doute est-elle un peu plus lente et plus onéreuse ; la fresque sur enduit stuqué entraînait bien moins de dépenses. L'encaustique n'était donc pas indiquée pour les panneaux trop vastes.

D. — On Ta encore perfectionnée par un procédé mixte, la détrempe cirée, comme l'appelaient Gros et Henry, ou à cire brûlée^ selon la qualification de Donner, qui en a le mieux exposé la technique K La majorité des portraits égyptiens ont été ainsi exécutés, peut-être aussi les peintures murales de Tebtynis.

« La cire n'est pas combinée avec une essence, mais mélangée à Fétat chaud avec du jaune et du blanc d'œuf, auquel on ajoute une goutte d'huile ; le tout, une fois broyé et pétri en une sorte de pâte, est mis en place au ceslrum, puis brûlé au cautère. Ce procédé a Favantage de permettre d'ajouter des traits à la détrempe et, par suite, de perfectionner et de pousser davantage le portrait. » La détrempe au pinceau s'emploie pour les fonds, étalés avec une brosse de soie, pour les drapei'ies et les retouches; la cire avec le cestre pour les chairs. Ainsi, quant aux accessoires, qui forment arrière-plan ou, en quelque sorte, encadrent la ligure, grande simplification : une méthode sommaire, en quelques traits rapides, et des tons amortis qui produisent comme une gradation des valeurs ; l'essentiel, le visage, résulte d'un travail bien plus serré et prend ane grande intensité de vie. Pour cette partie de l'ouvrage, l'outil spécifique, et vraiment plein de ressources, c'est précisément le eestre. « Avec la partie dentelée, le peintre amincissait, divisait et réunissait les grosses couches de cire en grattant, en raclant ; avec la pointe en forme de lancette, il mariait les couleurs en les comprimant et les enfonçant les unes dans les autres ; tandis qu'avec le dos bombé il rétablissait la surface unie des parties trop profondément j^aclées ; enfin, avec la tige pointue et recourbée, il plaçait les points lumineux, les traits fins, par exemple le point brillant des yeux, les eils, les cheveux isolés Dans quelques portraits, on peut constater enfin que certains détails des chevelures, par exemple, ont été exécutés au pinceau avec de la cire rendue liquide par la chaleur... Pour achever le tableau, il reste à procéder à l'encaustication, qui se faisait en approchant un fer rougi ou un réchaud Le résultat

1. Calaloffue de la Colleclion Graf, p. 30 et suiv. ; A. Heinacli en oile les pas- -jages essentiels [liev. urch., 1914, II, p. 51 et suiv.).

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