‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 264 sur 425 · Sajçlio, op. cil., Hp. 28H · texte numérisé non relu

Sajçlio, op. cil., Hp. 28H

qui nous en offrent des spécimens — noter en particulier les larges collerettes descendant assez bas sur la g^org^e (fig^. 566) '. A la même époque, les bordures de pourpre et d'or, qu'on appelait d'un nom

asiatique les parag-audes, garnissaient les tuniques d'apparat ^, avec une exubérance qui provoqua des interdictions.

Lorsque les ornements rapportés se répartissaient un peu partout sur le vêtement, ils prenaient le nom de segments (segmenta) ^ ; ce genre de décor n'est attesté que sous l'Empire et rendu visible par les monuments qu'à la basse époque (fig. 565). Quelques peintures chrétiennes en fournissent des représentations ^ ; mais les plus nombreuses se trouvent dans les miniatures, par exemple celles de VIliade de Milan et de la Genèse de Vienne. De véritables échantillons ont été exhumés en Egypte, à Achmim et à Antinoé ; les plus anciens n'offrent que des figures géométriques ; postérieurement, des scènes mythologiques ou réelles y prennent place, formant de véritables emblemala.

Les franges, fimbriae, au bord inférieur des vêtements, sont d'un usage plus restreint, parce qu'elles constituent un signe de dignité religieuse ou d'autorité; elles apparaissent sur le fichu caractéristique d'Isis, dans les atours des femmes drapées au type dit de la w Pudicité », au bas des toges des sacrificateurs. Pour des raisons différentes, sans doute comme marque d'exotisme, elles garnissaient très généralement les manteaux des prisonniers barbares.

Les peaux de bêtes, les peaux communes du moins, avaient primitivement formé le costume des indigènes, en Italie et en Grèce, et les campagnards y étaient restés fidèles en quelque mesure ^. Les relations avec les peuples barbares firent entrer à Rome sous l'Empire un grand nombre de pelleteries de luxe :

Fig. 566.— Itobe brodée.

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