‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 265 sur 425 · LES CHAUSSURES · texte numérisé non relu

LES CHAUSSURES

les dépouilles des bètes fauves servirent quelquefois à confectionner des vêtements à long^s poils, à l'iniilalii^ii des gens du Nord. Mais de telles parures semblèrent lonjours un peu extravagantes, et les fourrures de prix furent plutôt utilisées comme tapis ou comme couvertures '.

^ m. — Les chfUissurcs.

Dans le costume national des Romains, la chaussure est représentée par le calceus ^, bottine basse qui n'emboîte pas seulement le talon {caix), mais enserre tout le pied et même un peu du bas de la jambe, au-dessus de la cheville. C'était la seule, dans le principe, qu'on put mettre avec la toge pour sortir dans les rues; les femmes n'en portaient pas d'autres que les hommes ; les esclavesn'y avaient pas droit. Il résulte des indications, un peu vagues, des auteurs qu'on pouvait distinguer les classes sociales rien qu'à la chaussure; mais nous savons bien mal les effets de cette hiérarchie sur la forme, la hauteur, la couleur du calceus; elles ont du reste varié au cours des temps.

L'immense majorité des citoyens chaussaient le pero à semelle ferrée, dont le cuir, gardant sans doute sa teinte naturelle, était plus ou moins grossier, suivant qu'il était destiné aux campagnards ou aux citoyens du commun (fîg. 567, 1) ^. Le mode d'attache est schématiquement indiqué sur les monuments; il ne semblait pas nécessaire de reproduire plastiquement avec fidélité une chaussure aussi modeste; du moins aucun lacet ou cordonnet n'est visible;. on ne remarque qu'un bourrelet dans le haut de la tige.

Le mieux connu des calcei est naturellement celui des grands personnelles, parce que la statuaire en fournit plus d'exemples, rendus avec une plus scrupuleuse exactitude, et que les sources litliTairos sont plus explicites à son sujet. Le calceus senatorius ou patricius est teint en noir; il monte assez haut, mais pas toujours jusqu'à mi-jambe, en dépit des textes. La tige est fendue sur le côté intérieur, pour permettre au pied de s'y engager, et la fente recouverte par une languette, linf/ula. Le mode de fermeture est

1. Voir L, Fougeraf, Lu pallelerie et le vrlenienl de fourrure dans l'unlit{uilé. Pans, 191 i, gr. 8»; chapitre viii.

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