‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 270 sur 425 · Ibid., fig · texte numérisé non relu

Ibid., fig

SOINS l>E I.A BARBK F.T DES CHEVEUX !^83

au muséetie Constantinople. Dans une fres(|ue deStabies (fi^^568, 2) * , c'est sans doute un éventail en plumes de paon que manie un jeune homme. A la fin de l'I^mpire, il s'en fait qui rappellent en petit nos drapeaux, l'étoire étant remplacée, semble-t-il, par un léger natiaj;e ^. D'autres, de plus g^rande taille, étaient aj^ités par des serviteurs. Deux reliefs, de Bretagne et de Gaule, et un vase d'Arezzo, nous prouvent qu'on connaissait déjà l'éventail plissé, arrondi en cercle, et ayant pour manche les deux lamelles entre lesquelles on le repliait pour le fermer ^.

C'étaient aussi, généralement, des esclaves qui abritaient du soleil leurs maîtres ou maîtresses, à l'aide du parasol, umbella, déjà reproduit, ouvert ou fermé, dans les peintures de vases et fort analogue à nos parapluies. Sur une mosaïque on voit, dans un coin de jardin, la dame du lieu assise sous un palmier, jouant d'un éventail en forme de feuille, du type plus haut décrit, tandis qu'un valet, debout à ses côtés, soulève l'ombrelle à long manche ^

Les vêtements des anciens étant sans poches, il n'y avait rien d'équivalent à nos porte-monnaie ; on s'embarrassait rarement d'une bourse, marsupium, petit sac que tient parfois à la main Mercure, dans ses représentations de l'époque impériale.

!:< V. — Soins de la barbe et des cheveux.

Le grand intérêt archéologique du sujet est qu'il procure un moyen de datation relativement précis pour divers monuments, dont la place chronologique est à d'autres égards incertaine. Les fantaisies individuelles sont rares, les modes locales assez exactement délimitées, et l'on peut conclure de l'usage des personnalités [>rincières à celui des particuliers.

l. — l.a harhe ^. — Durant plusieurs siècles, les Romains por^ Lcrenl toute leur barbe, qu'ils laissaient croître librement. Puis, vers 300 avant J.-C, les barbiers commencèrent à se multiplier en Italie; Scipion le second Africain passe pour s'être, le premier,

1. D'après Saglio, /oc. cit., li^. 3071 ; Ileibiç, Wandgemàlde, 184i; Mus, tiorb., VIII, pi. IX.

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