‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 28 sur 425 · Baumgarten, op. cil., pi. vu, p · texte numérisé non relu

Baumgarten, op. cil., pi. vu, p

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de larchiteclure peinte tl'Driciil. mais l'explicalion luaiujue eiu'oro de preuve matérielle.

Jadis, au-dessus de la corniche, il restait une partie de mur que l'on laissait en blanc. Maintenant on y lig^urô des vases ou des statuettes, qui semblent posés sur la corniche, l'il même ce vide « se peuple... de portic(ues, de colonnades, d'architectures ([ui, fuyant dans la perspective, prolon^^ent en palais magniliques, de Tautra côté du mur. la maison habitée.... Ces peintures... ont pour but non pas d'orner la muraille mais de Teiracer, de donner à la vue et à limao^ination. par le trompe-l'œil et les ombres qui créent de torts reliefs, l'illusion tles perspectives ». Nous touchons là à une polémicpie qu'il faut si^nialer en deux mots.

Cari llobert et I^. Petersen avaient soutenu que, dans l'intérieur du cadre ménagé au milieu du mur, ce (pie l'artiste se proposait, dans bien des cas, c'était un clfet de perspective et la représentation de ce fiu'on aurait pu contempler au delà, par l'ouverture d'une fenêtre supposée. Mau * repoussa l'hypothèse et, dans ces soi-disant échappées, voulut seulement reconnaître des copies de tableaux comme on en mettrait sur des paravents. La doctrine des horizons lointains et celle des simples panneaux se sont heurtées plusieurs fois - sans aboutir à une solution. La première peut invoquer l'extrême faveur des perspectives dans le deuxième style ; la seconde^ arjjuer des autres sujets placés dans les mêmes cadres, aux mêmes places, et qui n'ont que faire de cette théorie. Peut-être les décorateurs ne se sont-ils g^uère posé la question. Du moins est-il à remarquer que les paysag^es d'architectures fuyantes, en grande majorité, se déploient en frises dans les parties hautes des murs ; l'explication de Mau [)arait donc moins forcée.

Troisième slijle •^. — Ce fut « une réaction contre l'exagération du relief et du trompe-l'ccil. Les peintres... fuient l'apparence même du relief et de la réalité : les corniches sont lisses : les colonnes, leurs cannelures et leurs ornements d'un blanc un pea terne, avec des creux d'un \iolet pâle entre deux lig-nes blanchâtres ' ». Disons plutôt que ce style, (|ui prend son développement sou< Auguste, est en Italie une importation, l'ellel d'une

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