‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 29 sur 425 · I. LA PEINTURE · texte numérisé non relu

I. LA PEINTURE

mode issue de relations bien plus étroites et plus constantes avec ^'^"^ëyP^^ '■> c'est en ce pays qu'il a dû se constituer, quitte à se compliquer, à Rome et en Gampanie, par la pénétration réciproque des influences g^recques et romaines.

La paroi est divisée en de nombreux champs par une architecture conventionnelle, que caractérisent principalement la prodigieuse gracilité de ses membres, leur fantaisie sinueuse, tournoyante, leur aspect fréquemment ajouré. Architecture irréelle, qui n'a jamais existé, répèle-t-on après Vilruve. l^assertion n'est pas entièrement vraie, puisque ces supports fantastiques semblent bien dériver, au moins dans leurs plus anciens modèles, les moins compliqués, de cette architecture en bois et en roseaux, appliquée au tabernacles d'Orient, qui admettait les entortillements de lianes ou de guirlandes, avec la plus libre variété dans les profils des bases et des chapiteaux ; puisque, aussi bien, Ton retrouve encore un souvenir de la tente dans les pavillons monoptères, aux portiques arrondis et aux faîtages coniques, qui fourmillent dans ces représentations. Mais Texag-ération est venue très vite et les excès en ce genre se manifestent dès le troisième style.

C'est surtout dans les zones supérieures des parois que s'accumule le décor architectonique, au point d'en couvrir toute l'étendue. Au-dessous, le centre des panneaux est souvent occupé par un tout petit sujet, emprunté pour une part au formulaire égyptien, avec sa faune et sa flore, ses types humains, ses pygmées, ses scènes marines, etc. Mais beaucoup d'autres motifs ne doivent rien à la vallée du Nil, car on y voit prédominer les sites montagneux et sauvages, d'aspect tragique, aux arbres dénudés — souvenirs peutêtre d'un art du paysage pratiqué en Asie, — sans parler des tableaux mythologiques purement grecs.

Les nuances sont adoucies : le noir profond, le rouge vif. le jaune éclatant deviennent exceptionnels ; le blanc joue un grand rôle, ainsi que le brun, le jaune pâle, le bleu léger, les verts atténués, les tons neutres et les couleurs éteintes.

Nous avons relativement peu de spécimens de celte manière (maisons de Jucundus [fig. 376] ', des Petits Amours dorés, etc..) et en effet elle n'était point pour plaire, dans sa discrétion et sa finesse, aux riches citoyens si portés à l'ostentation. Klle représente néanmoins la meilleure époque, et la plus courte, de la peinture

Iv D'api'ès Gusinen, Pompèi, pi. x.

PKVELOPPEMENT HISTORigiE

murale : Iheurcuse harmonie des couleurs s'y joint à la sûreté el à )a minutie du dessin

y[„^ ;57ù. — Panneau du troisième style.

Qualriùmc sh/le. — Au bout dune soixante dannées surfit un nouveau et dernier stvle, absolument typique de l'époque de Nérou

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