‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 321 sur 425 · Walters-Birch, Ancieni Pollery, II, p. 466, fig · texte numérisé non relu

Walters-Birch, Ancieni Pollery, II, p. 466, fig

2. Saglio, Dicl. des Ani., fig-. 6i79 (Pompéi) ; G. Seure, Rev. arch., 1913, I, p. 58 (Thrace).

3. Willers, Die rôniischen Bronzeeimer von Ilemmoor, Hanovre, 1901, i\ pi. I à III ; Id., A^eiie Untersiichungen ûber die rômische Bronzeinduslrie von Capua und Niedergernianien, Hanovre, 1907, 4°, pi. i à v.

4. D'après Éni. Ghénon, Mémoires des Antiquaires du Centre, 1910, p. 6> et suiv,, pi. 11.

LES VASES DE TOUTES SORTES 44 J

chrétienne ', que les anciens facilitaient comme nous la montée du seau plein en enroulant sur une poulie la corde de traction.

Le dolium. très pansu, dilFère en cela de l'amphore, j,^rande jarre à long" col et de profil ovoïde, tantôt avec un pied donnant une toute petite base, tantôt finissant en une pointe qu'on enfonvait dans la terre. Les diversités de détail peuvent à peine se compter ; on a distingué jusqu'à quarante-cinq formes d'amphores romaines ^. \.e dolium est apte à recevoir toutes les variétés de comestibles, liquides ou grains; l'amphore est faite principalement pour contenir de l'huile et surtout du vin ; on la ferme avec un bouchon d'argile ou de lièg"e, enduit de poix ou de plâtre ; elle porte une étiquette gravée ou suspendue au col, où se lit telle ou telle indication, la contenance du vase, l'âge du crû, son nom, celui du clos qui l'a fourni. Les Hom:\ins ont du reste aussi connu le tonneau de bois, copa : certains monuments en font voir, que transportent des bateaux de rivière i^fig. 5'26).Mais c'était là, semble-t-il, un ustensile de charroi, comme l'outre, plutôt que de magasinage prolongé.

Les récipients vitreux étaient moins usités. D'ailleurs ils n'apparaissent que du jour où l'on eut appris la manière de souiller le verre, dans la première moitié du dernier siècle avant J.-G. Pourtant il s'en lit beaucoup encore et de toutes sortes de formes qui rappelaient celles de la toreutique et de la céramique ^ ; mais la plupart de ces objets n'atteignent qu'à des dimensions peu considérables. Une mosaïque africaine '* reproduit l'image d'une bouteille de vin protégée par un fourreau de paille tressée, avec un bouchon attaché à l'enveloppe ; c'est le prototype de la fiaschetta italienne. Cet entourage protecteur était fréquemment adopté pour la lagena ou liKjona tle terre, dont nous avons un exemplaire à inscription provenant de Saintes ^, et aussi pour de grands vases. du type de nos « bonbonnes » du midi de la France, comme le montre encore le relief de Gabrières-d'Aigues (fig. 5'2()).

La série des vases d'argile est, bien entendu, la plus abondante ; en très grande majorité ils ne nous sont parvenus qu'en débris,, mais les spécimens intacts ou qui ont pu être reconstitués sont suflisamment instructifs. La céramique d'époque romaine est

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