‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 339 sur 425 · Op. cil., Il, p. 339-3i2, lig. s · texte numérisé non relu

Op. cil., Il, p. 339-3i2, lig. s

reposait la |Dlate-forme du laboratoire, percée de trous rectang"ulaires; la disposition allongée de l'alandier, à ïleddernheiin comme ailleurs, avait pour raison d'être d'éviter les coups de feu. Elle est

Fig. 655. — Four à poteries de Hedcleniheini.

un peu différente au four de Heilig-enberg, près de Strasbourg; ^ : Talandier y prend Taspect d'un long canal voûté, que sépare du laboratoire un épais massif de maçonnerie, traversé par de nombreux tuyaux en terre cuite ; d'autres tuyaux sont répartis sur tout le pourtour circulaire du laboratoire. Pour modérer la chaleur, on n'avait qu'à boucher une partie de ces conduits, ce qui ae faisait au moyen de tampons cylindriques, également en terre cuite.

Les plats et les assiettes étaient, avant le chauffage, empilés dans le four, les uns sur les autres, sans intermédiaire, lorsque leur

1. II. Thédenat, au mol Fiirnus, dans Saglio, Dicl. des Ani.. ivj;. 3021-3022; cf. fig. 3023, un four des ateliers de Castor (Brelagncl.

LES VASES I)i: TOUTES SORTES

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forme s'y prèlait : sinon, ils étaient séparés et soutenus par des galettes d'argile crue ou des isolateurs, eux-mêmes séparés et 'lavés par des cales. On a retrouvé des spécimens des uns et des autres. Les cales n'ont rien de particulier ; les isolateurs, en poterie, avaient la forme, tantôt tl'un anneau, tantôt d'un tronc de cône ou

l'une tasse * ; le cercle le plus large reposait directement sur la plate-forme du laboratoire ; ils n'avaient pas de fonil et leur pourtour était percéde trous ou fénestrages, laissant l'air chaud pénétrer librement sous la pièce à faire cuire. Les assiettes étaient mises renversées sur les isolateurs, la face interne tournée vers la plateforme, que les rebords du vase ne devaient pas toucher; il fallait donc au support une certaine hauteur. Enfin les morceaux délicats ou de parois minces étaient placés dans des enveloppes cylin-

Iriques d'arj^ile, qui leur épargnaient les coups

le feu.

Nous avons quelques échantillons des timbresmatrices qui servaient à imprimer, à l'intérieur des moules, soit un motif, tel qu'un masque, un élément de décor géométrique, soil un nom

le fabricant ^. On en voit ici un de Lezoux

lig. 650) ^, que l'opérateur maniait à l'aide

1 une courte poignée.

Fi^^. 656. — Timbre ù estampiller.

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