‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 348 sur 425 · I.AMI'KS · texte numérisé non relu

I.AMI'KS

plafond : ainsi une lampe de bronze, trouvée à Paris, est surmontée d'un arc que forment deux dauphins arc-boutés parleurs queueb *. Sous l'Kmpire, lesplus luxueuses avaient fréquemment un support, un trépied par exemple - ; plusieurs, en terre cuite, sont soutenues par un petit autel quadrangulaire *^.

Les lampes étaient très répandues dans les temples, suivant une pratique que TKglise chrétienne a copiée et conserve encore; on les dédiait, aussi bien que les candélabres appelés à les porter; d'autres li«:ur.'iient dans les processions religieuses ''. Mais la plupart des lampes ont été retrouvées dans les tombeaux^ soit près de la sépulture, où elles étaient maintenues allumées, soit aux côtés du mort parmi le mobilier funéraire ; il est naturel, en ce dernier cas, de n'observer aucune trace de combustion. Enfin les lampes étaient un article d'étrennes apprécié et souvent échangé ; sauf exceptions, on ne voit pas de rapport entre leur décor et leur destination.

La fabrication des lampes de bronze ne différait en rien des autres travaux de ciselure ; celles d'argile étaient tiréesd'un moule double, déterre cuite ou déplâtre ^, dont les deux parties s'adaptaient rigoureusement; la première fournissait la face supérieure, la seconde les lianes et le fond du récipient. La décoration figurée, en creux, s'obtenait à l'aide d'estampilles en relief, que produisaient d'autres artisans, et dont on retrouve des doubles exacts dans les officines les plus différentes ; les fabricants imprimaient leurs noms en même temps que les sujets. L'argile encore humide, les deux moitiés se soudaient spontanément ; la matière une fois sèche, le potier évidait l'anse, creusait les trous prévus et portait l'objet au four, modérément chaullé. Quelquefois il avait préalablement enduit la lampe d'une glaçure, afin d'obtenir des reflets métalliques comme ceux qu'on remarque sur un bel exemplaire de Pompéi *.

Les inscriptions dépendent de la destination de la lampe ou du sujet représenté, ou répètent de banales formules à l'adresse du public ; mais le plus souvent elles sont des mar(|ue.s d'ateliers, qui

!. Walters, op. cil., pi. m.

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