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XllI. JEL'X ET JOUETS
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JELX ET JOIETS
mouvement très rapide, accompagné d'une vibration sonore. Représenté par des monuments grec;^, le rhoinbus est souvent mentionné chez les poètes latins.
Il ne parait pas que dans l'antiquité le jeune à^e se soit amuse avec des billes; on les ren>plaçaiL par des noix ou par des pommes. Ovide a énuméré jusqu'à sept manières d'en jouer; il en est deux (Jui nous sont rappelées plastiquement. Sur un sarcophage du liritislî Muséum •, on voit des châteaux [castefla) édifiés selon la règle ; trois noix ont été posées à terre ; à quelque distance, une quatrième a été lancée à la main sur ce tas, dont elle doit devenir le couronnement ; à gauche un enlant, assis sur le sol, se dispose précisément à jeter la noix. Un deuxièine relief, au \'atican, reproduit la même scène, mais des iilles aussi y prennent part ^. Dans un troisième, un jeune garçon fait glisser une pomme le long d'un plan incliné; elle doit aller en frapper d'autres à terre, auquel cas le gagnant les empochera toutes. Sur la droite, la représentation parait incomplète ; on dirait que des fillettes se lancent des pommes, les mains remplaçant des raquettes, comme les fruits remplacent des balles (fig. 672) ^.
La balle elle-même (pila) est plutôt un jeu de l'adolescence, qui charmait encore beaucoup de gens dans l'ùge mur et passait sous l'Empire pour l'unique emploi du temps de quelques désœuvrés. On distinguait plusieurs variétés : les toutes petites, de peau ou d'étolfe, Ixjurrées de crin et fermées par des coutures ; les moyennes, garnies de plumes ; enfin le grand ballon, follis, gonflé d'air. Pollux a dressé une liste de toutes les parties combinées rien qu'avec des balles ; la plupart doivent avoir une origine grecque. Les personnages qui se livrent à l'un de ces jeux, dans une peinture des soi-disant Thermes de Tilus (tig. 673) *, sont presque entièrement Fig. 673. — Le jeu de halles. nus, suivant la pratique des jeux de p.iume dans les gymnases ou les bains ; ils sont troi> et manœuvrent
1. Saglio, op. cit., fi^. 5337 ; S. Heinach, Relief», II, p. 507. 1.
2. Heinnch. il)i<l., III. p. i07, 1 : Ilclbig, Fiihrer, I, p. â7-j.S, n" 92.