D'après Gusman, Pompéi, p
4. D'après Saglio, op. cit., fig. 3297 ; voir aussi Guide la Greek and Roman Life, p. 196, n" 105.
JEfX ET JOIETS
elîel par la supériorité des points qu'on ^Mi;nail (lliabitude ; mais des indications des auteurs il résulte qu'un ^rand nombre de combinaisons avaient cours. Ce jeu était plus compliqué que de notre temps ; on y employait encore des polyèdres à faces nombreuses 18 à *20;, chacune portant son numéro d'ordre en cbilTres romains et deux lettres latines accouplées.
Fij;. 675. — Cornet à dés.
Fig. 670.
— Pions de jeu.
Les Romains ont également pratiqué un divertissement qui, pour nous, demeure extrêmement obscur, celui 'des latrunculi, imité de la pelleia des Grecs. Il ressemblait à la fois à notre jeu de dames par le système de pions qui y intervenait, et à celui des échecs par certaines maniruvres auxquelles les auteurs font allusion. Les pions, en double série selon les textes (les blancs et les noirs^ ou en trois couleurs (bleus, jaunes, blancs d'après les échantillons conservés, affectaient des formes variées : les uns en calotte hémisphérique (fig. 676) *, les autres cylindriques, avec un sommet en pyramide ; ils étaient en pierre ou en os. On en a retrouvé aussi d'identiques aux nôtres. Parmi ces derniers, une série découverte en Crimée répondait peut-être à un type de jeu spécial : les disques portent au droit des figures de personnages ou des monuments d'Alexandrie, leur lieu d'origine évidemment ; au revers, des légendes et des nombres en double notation, grecque et latine. Mentionnons encore les tablettes d'ivoire plates, à inscriptions, pour nous inintelligibles, qui ont été signalées ailleurs.
Nous décrirons ici les médaillons contorniates -, ainsi nommés par les modernes à cause du sillon creux (coniorno en italien), gravé profondément, qui forme comme un cadre circulaire au