XIII, JEUX ET JOUETS
droit, aussi bien qu'au revers, de chaque pièce. Leur module est celui des autres médaillons : 35 à 40 millimètres ; ils présentent la particularité d'être presque toujours coulés et non frappés.
Au droit, ils portent pour l'ordinaire une tête de roi ou d'empereur romain d'Occident, Alexandre le Grand, Jules César, Aug-uste, Calig-ula, Néron, Trajan, Constantin, ^^alentinien III et jusqu'à Anthemius (v® siècle), ou d'impératrice — telles Agrippine, Faustine — , ou de personnage illustre : Homère, Démosthène, Térence, Horace, Virgile, Apulée, ou l'image d'une divinité : Sérapis, le Soleil, Hercule, Minerve, Rome ; ou des masques scéniques, comme dans notre fig. 677 K
Médaillon contorniate.
Les revers ont des représentations relatives aux grands jeux : un cocher, un cheval, un quadrige, un gladiateur, des bestiaires, des animaux, des athlètes, des acteurs ; parfois des divinités ou des scènes de culte : Apollon, Hercule, les mythes de Cybèle et d'Attis (fîg. 677) ; certains rappellent les légendes romaines : Énée, Tenlèvement des Sabines ; quelques-uns, aussi bien que les monnaies, montrent des triomphes impériaux, des distributions au peuple, des cérémonies militaires. Des inscriptions, en lettres grecques ou latines selon le cas, précisent les images. Enfin l'on voit dans le champ, gravés après coup et incrustés d'argent, divers emblèmes : palmes, couronnes, feuilles lancéolées, armes, fauves, coupes, trépieds, ou des monogrammes.
Sur l'usage de ces pseudo-monnaies plusieurs hypothèses ont été émises, dont aucune n'emporte la certitude. Les types, pour la plupart, sont empruntés de près ou de loin aux spectacles publics ;