‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 362 sur 425 · D'après Ch. Robert, Médaillons conlorniatcs, pi. vu · texte numérisé non relu

D'après Ch. Robert, Médaillons conlorniatcs, pi. vu

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par suite, on a supposé que les conlorniates étaient cle> jetons d'entrée au cirque, au théâtre ; mais alors Comment n'y voit-on aucune indication de place, aucun numéro? Vv. Lenormant * préférait leur -reconnaitre une valeur talismanique ; cochers et chevaux, athlètes, coureurs auraient gardé sur eux ces pièces pour onjurer le mauvais sort, et aussi leurs partisans, parieurs superstitieux, alin d'au;^Miienter les chances de gain. En elFet, la tète la plus reproduite est celle d'Alexandre, le héros protecteur par excellence, comme son ancêtre mythique Hercule; parmi les sujets mythologiques on remarque Hécate, déesse des incantations, et les dieux ou héros qui éloig^nent le mal, Apollon, Thésée; entre les écrivains prédominent ceux qui passaient au Bas-Empire pour des maii^iciens. Médiocre explication, néanmoins, pour bien des spécimens. Ch. Robert - a pensé que les contorniates étaient décernés dans les jeux, en commémoration des victoires. « Le spectacle terminé, le contorniate recevait en creux une petite empreinte (couronne, palme, feuille, casque, hasle, coupe, cheval) indiquant la nouvelle récompense que le cheval, le cocher, le gladiateur avait reçue. Le contorniate devenait une sorte de certificat métallique. » Alors le monogramme du P à queue barrée tig. 677} s'interprétera, soit, suivant la restitution du P. Bruzza, par P{alma) E mérita), soit plutôt par P{raemia)^ le nombre des barres transversales indiquant les dizaines de milliers de sesterces auxquelles s'élevaient les prix.

Mais l'opinion de Frœhner **, qui prévaut aujourd'hui, olTre bien plus de vraisemblance : ces médaillons ne sont que des pions avec lesquels on jouait sur les tabiilae lusoriae ; il faut les rapprocher des lessères de bronze étudiées pliis haut (p. 279 et 283).

Certains jeux, comme notre tric-trac, demandaient en eiTet une table spéciale, quelquefois un tablier aux bords relevés (alveus) ; c'était une forme eiitie plusieurs de lusoria tabula. Il y en avait de toutes plates, à deux faces, l'une pour un jeu, par exemple les dés, la seconde pour un autre, comme les pions. Les types de tables conservés ne nous aident guère à déterminer les règles de ces jeux, problème qui reste des plus. difficiles ; on n"a fait que des hypothèses, sur lesquelles nous ne pouvons nous appesantir.

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