INSTRUMENTS DE MUSIQUE
SomiAiHR. — 1. Inslrumenls à cordes. — II. Instruments à vent. — III. Inslruments à percussion.
§ l*"". — Iiistrunienh à cordes ^ .
Chez les Homains comme chez les Grecs, celte classe d'instruments était la plus considérée et cependant, chose singulières c'est celle qui, entre leurs mains, a le moins progressé. « En fait d'instruments à cordes, a écrit Gevaert, l^ils] n'ont possédé que celui dont le rôle est le moins essentiel dans l'orchestre moderne ; encore ne l'onl-ils connu que sous une forme rudimentaire ^. » Ils n'ont guère apprécié, en elFel, que deux variétés dont les cordes sont montées à vide, ainsi que celles de nos harpes, mais distinctes de ces dernières par Tég^alité de lonj^ueur des cordes ; celles-ci rendent un son plus ou moins f,'"rave suivant leur <::rosseur et leur tension. Ces variétés se nommaient lyra et cithara.
Toutes deux comprennent une caisse sonore ou résonateur, d'où s'élèvent deux bras que relie une traverse, et des cordes en nombre variable, rattachée» d'une part à la traverse, de l'autre à un cordier placé sur la caisse. A l'époque grecque, le résonateur de la lyre était une carapace de tortue, ou une imitation de cette carapace, d'où parlaient deux bras longs, minces, incurvés. Celui do la cithare, en bois, était plus massif, rectangulaire ou un peu arrondi " ; les bras, bien plus larges et plus gros que darls la lyre, n'avaient forme courbe ou angulaire que jusqu'à la traverse, que dépassaient d'habitude des montants absolument verticaux.
Qu'en advinl-il à l'époque romaine ? Les très rares débris d'in-
Th. Keinach. au mot Lyni, daii.s SaKiio, Dicl. (1rs Ant.; G. Saint-Saëns, Lyres et Cithares, dan« A, Lavijj'nac, Encyclopr<hc de hi musique, Paris, gr. 8», I, p. 538-540 [1912;.
2. F. -A. Gevucrt. Histoire et théorie <Je l;t miisit(iie dnns l'anliriuilé, Gand, gr. S\ II {UHV, p. 243.