‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 38 sur 425 · LE MYTHE · texte numérisé non relu

LE MYTHE

Sommaire. — l. lniap:es de culte. — IL Les dieux gréco-romains. — III. Mythologie étrangère. — IV. Les héros.

Dans l'étude des sujets adoptés par les peintres et les mosaïstes, nous ne pouvons partir de divisions semblables à celles qui ont fondé notre classement des sculptures ; les conditions sont différentes. Les deux formes d'art qui maintenant nous occupent semblent réservées à Tagrément de la vie privée, avant tout à l'ornementation de la demeure ; même quand elles embellissent des constructions où pénètre la foule, comme les thermes, elles ne chan^^ent pas essentiellement ; on ne remarque rien de spécial, sinon quelquefois les dimensions de rouvrag^e. Pour la fresque et la mosaïque, nous n'avons plus de vestij^es d'un art ofFiciel : les ,Tands événements politiques ou militaires leur restent, à très peu près, complètement étrangers. Elles ignorent presque autant la commande funéraire ; même les portraits d'l']gypte, appliqués sur les momies, recevaient d'abord, nous le verrons, une autre destination. Celle des sujets religieux est rarement religieuse ; l'image cultuelle ne se révèle en peinture que par des exemples très limités et en partie douteux. On a retrouvé sur les murs ou les pavements des ligures divines isolées ; mais, d'ordinaire, les dieux s'y montrent dans une scène de leur histoire mythique, avec d'autres personnages ; le caractère décoratif et anecdotique de ces tableaux ressort avec la plus parfaite netteté. Autre trait distinctif : le trompe-l'œil, (jui ouvre un champ bien vaste, fort peu accessible à l'ouvrier du ciseau ; nous lui devons Timportante catégorie des paysages, où s'entremêlent, du reste, nature, bâtisse, idylle et religion.

Nous nous conformerons, dans l'exposé qui va suivre, aux divisions de Ilelbig, sauf légères divergences ou additions que justifient les découvertes postérieures à son catalogue des Wandr/emàlde. Celle classification a fait ses preuves; elle dissimula d'abord

à son auteur révolution des styles, comme on le lui a reproché * ; mais l'inconvénient disparaît ici ; elle a été consacrée par les continuateurs et a facilité notre tache ; elle guidera Tenquele du lecteur, s'il la veut pousser plus à fond ^. Néanmoins, nous inspirant d'une

Fig. 380. — Mosaïque imitée dune peinture.

critique de Sogliano ^, nous écarterons autant que possible, dans la description des mythes, les dénominations grecques laissées par

1. A. Sogliano, Alli délia R. Accad. di archeol... di Napoli, XXIII (1905), p. 71-83.

2. Nous donnerons souvent, dans le texte ou en notes, des références sous la forme abrégée : Ilelbig (ou Sogliano), et un numéro d'ordre, renvoyant aux répertoires de ces auteurs.

3. Loc. cit., p. 87 et suiv. Lui-même lavait encourue dans ses Pitlure.

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