‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 39 sur 425 · IMAGES DE CII.TE · texte numérisé non relu

IMAGES DE CII.TE

Ilelbii,'^ aux tlieu\ ou aux héros ; en elVet, n'est-ce pas en latin (jue les contemporains tlevaient les nommer le plus habituellement?

Pour la mosaïque, on n*a point encore établi de classitication méthodiijue : les cataloi;ues suivent un ordre arbitraire ou basé sur les lieux des trouvailles. Aussi étudierons-nous conjointement peinture et mosaïque. .Assurément, la première pouvait atteindre à des finesses interdites à l'autre, dont le répertoire apparait un peu moins riche ; mais, en somme, les sujets sont pareils et conçus dans le même esprit. Des cai'tons identiques servaient évidemment dans les deux sortes d'ateliers ; s'ils pénétraient aussi chez les sculpteurs, ceux-ci se voyaient contraints à une copie moine littérale.

Le rapprochement de spécimens des deux techniques nous permettra d'ailleurs d'utiles comparaisons. Ainsi l'on a considéré comme l'imitation d'une peinture Vemblèma d'une mosaïque du Vatican lii,^ iVSO ', parce que les motifs — deux poissons et un volatile pendant à un clou, une corbeille et une botte de légumes posées à plat — ne conviennent qu'à un tableau placé verticalement

^ I^"". — liiuKjes de culte.

Ce sont celles qui ne servaient pas exclusivement à l'ornementation et recevaient des marques de respect, soit dans les cérémonies rituelles, soit par un salut au passage ou une courte invocation. La fresque seule nous en oll'rira des exemples ; on ne pouvait adresser ses V(jeux ou ses prières à une fi'j'ure divi[ie foulée sous les pas.

l']ncore ne peignait-on point son image sur les murailles de son sanctuaire. Il est vrai que les fresques du temple d'Isis à l^ompéi avaient pour sujets : une statue d'Harpocrate qu'un prêtre éclairait avec des (lambeaux ; deux divinités assises peu distinctes (Isis et Orisis?i ; le dieu égyptien Set-Typhon ; enfin des animaux sacrés, singe, chacal, etc., et une scène religieuse aujourd'hui détruite, où se remarcjuaient deux barques chargées d'objets cultuels (lïelbig, 1-5). Mais ce sont là des exceptions, plus rares encore à l'intérieur des maisons. Mercure sans doute, n'était placé au fond de cpielques boutiques fju'en vertu d'une tradition loule formelle, comme les I^sculapcs de nos pharmacies.

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