XV. INSTRUMENTS I>OL'R ECRIRE ET POUR CALCULER
le texte authentique à conserver; 4 est divisée en deux dans sa
longueur par une dépression médiane, où passe un cordonnet sur
lequel sont apposés les cachets ; au niveau de chaque cachet figure
le nom du témoin correspondant. La page 5 porte un texte moins
important. Deux des planchettes seulement sont hermétiquement
appliquées l'une contre l'autre ; la troisième manœuvre librement
(fig. 697) ^ Dans quelques cas,
pour mieux se garantir des
faussaires, au lieu de se borner
à passer trois fois la ficelle sur
le pourtour, on l'engageait
encore dans des trous percés
au milieu des planchettes, dites
alors tahellae pertusae.
L'instrument pour écrire sur
Tablettes cachetées portant la cire est le stilus ^. C'est une une quittance, ,. ,., ,
tige en matière dure, os ou
métal, pouvant donner une pointe finement aiguisée (fîg. 694, dans le bas, à droite) ; cette pointe n'est pas sans inconvénients pour l'enfant qui la manie, mais l'encre n'en aurait pas moins. L'autre extrémité est en spatule ou présente un aplatissement coudé, arqué, suivant les préférences, permettant d'étaler la cire pour effacer des lettres. Dans les tribunaux, par exemple, chaque juge reçoit une tahella cerata portant deux lettres initiales : A(bsolvo)^ C[ondemno) ; il rature celle qui contredit son opinion. L'étui cylindrique ci-contre (fîg. 698) ^ devait contenir une petite provision de stiles.
Fig. 697.
Fie-. 698. — Etui à stiles.
Les enfants, à l'école, écrivaient sur leurs genoux ; mais il est probable que les notaires professionnels, ainsi que les rédacteurs de manuscrits soignés, s'appuyaient sur une table^ ou sur un pupitre