‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 4 sur 425 · Crosby Butler, Archif. in Syrin, passim · texte numérisé non relu

Crosby Butler, Archif. in Syrin, passim

2. A. Merlin, (Comptes rendus de l'Acad. des Inscr., 1913, p. 114. Même observation en Egypte: 0. Rubensohn, Ja/irl). des Jnst.^W (1905), p. 7 et 11,

Qb-. 10.

ELKMENTS DE CKTTE KTIOE O

beaux ; les scènes que ces derniers y mullipliaient, concernant la mort ou les obs{'(|ues, la vie du défunt sur terre ou dans Tau-delà, semblaient convenir aux g-oùts et aux idées de leurs successeurs ; et malgré tout, la peinture funéraire disparaît au iii'^ siècle av. J.-C, là où s'établit la domination romaine ^ Si, au ii^de noti"^ ère, on letrouve aux bords du Nil des traces de peintures dans la niche d'un hypogée, tout y est strictement égyptien, sujets et procédés-. Cette peinture funéraire ne ressuscite d'ailleurs qu'à l'époque impériale, sous l'intluence de l'Orient, et de préférence chez les chrétiens, contraints à une vie souterraine parles persécutions,

I/antiquité n'a point conçu la peinture comme un art indépendant, se sullisant à lui-même : c'était avant tout un élément de décor au service de l'architecte et du statuaire. De là le développement prodigieux de la production industrielle; la c< peinture en bâtiment » des peuples classiques est d'un ordre bien {)lus relevé que la n<Slre, qui répond surtout à une pensée de conservation et de propreté apparente ; lidée d'enjolivement y demeure accessoire. Chez les anciens elle prédomine. Dans le grand art, nos peintres, auxquels le public moderne donne le pas sur les sculpteurs et les architectes, s'appliquent en première ligne au tableau de chevalet, article de salon ou de musée, très demandé sous des climats oîi l'on vit moins au dehors. C'est un genre que l'antiquité aussi a pratiqué ; c'est même sur lui que se fonde, à partir du iv*^ siècle avant notre ère. la réputation des grands artistes ; mais on s'y adonne peu chez les Homains et, à voir certains noms de peintres que les auteurs nous ont transmis, nous nous persuadons que la peinture de tableaux, à Rome, est une occupation de gens aisés, tout comme l'étude du grec.

Nous ne pourrons en prendre connaissance directement : la fra- -ilité de la matière fut cause d'un anéantissement total, irrémédiable. Il y eut — on l'a constaté par leurs empreintes sur l'enduit —

ies panneaux de bois peint incrustés dans des murs de Pompéi "^ ; ils ont disparu. C'est tout juste si, grâce à la siccité merveilleuse des sables de ri'igypte, sont revenus au jour, dans une maison de

lehtynis, quelques peitihiros sur [);mn(*aM\ de bois tombés de la paroi

1. 1'. WccKc Oskische Grahmiderei [Jnhrh. des /n.s/., XXIV [1909], p. 99- 1Ô2 .

2. Exped. Ernsl Sief/lin. AusijruhuiKian in Alexandrin, Leipzig, 1 (I908j, f", {il. L.\n : cf. pi. Lxiv.

3. Cf. Donner von Hiclitcr. linni. Milfh., XIV ^1899), p. Ilî»-J40.

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