LES DIEUX GRBCO-ROMAINS
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homme d'armes, et parfois, dans le voisinap^e. Mercure chargé par Ju|)iter de tromper le gardien et s'essayant à le charnier des sons de sa svrinx Ilelbi-, 131-137; '.iBercé, assoupi, Argus fui lue parle
Fig. 383. — Europe et le taureau.
dieu. Furieux qu'Io devint libre, Junon attacha aux flancs de la génisse un taon impitoyable, dont la pirpn'C Tairolait au point
1. Buumcister, Denkmiiler, II. p. 8ti5, fi|ç. 942. N'ariante, ihi'L, I, p. 752 fig. 802 (Ilelbig, 136y; Ilermann, Malerei, pi. mu.
56 m. RIÎPKRTOIRE DE LA PEINTURE ET DE LA MOSAÏQUE
qu'elle se mit à ^'^aloper à travers le monde. Les poètes ont chanté sa vie errante ; la fresque a seulement, dans une belle œuvre toute grecque d'accent (Helbi^'^, 138) ', rappelé l'étape égyptienne de son itinéraire, dont les anciens faisaient le point culminant de cette légende. Ici encore, la génisse n'est qu'une belle fille au front cornu ; le dieu Nil la porte sur son épaule et va la déposer sur le rivage que ses pieds eflleurent ; sa main rejoint la main tendue d'Isis qui lui souhaite la bienvenue^ entourée du petit Harpocrate et de deux prêtresses armées du sistre.
L'histoire de Léda, à part quelques spécimens où l'imitation certaine d'une œuvre de la statuaire accorde à l'héroïne quelque retenue, presque de l'effroi, a trouvé dans la fresque son expression la plus libertine : l'envolée des draperies, les gestes complaisants de l'amante, tout contribue à rappeler nos tableaux de boudoir (Helbig, 140-152; Sogliano, 84-85) 2.
C'est un peu dans la même note, avec accompagnement d'Éros, que les peintres ont traité l'anecdote de Ganymède (Helbig, 153-158) : l'adolescent étendu a des formes quasi féminines ; l'aigle-dieu, à ses côtés, le fixe avec convoitise. Des mosaïques, plus directement inspirées de la sculpture, tirent meilleur parti des ressources plastiques du sujet : on voit dans un médaillon le jeune chasseur déjà emporté par l'oiseau de proie aux ailes épandues, ou soulevé du sol dont il va perdre le contact (fig. 384) ^.
Junon. — C'est une figure ingrate pour un art de tendances légères ; aussi paraît-elle très peu seule ; l'auteur de la grande peinture où l'on reconnaît généralement son union avec Jupiter lui a donné une sévère, mais très noble physionomie (Helbig, 114)'*. Ses attributs se retrouvent davantage, comme éléments de décor, principalement le paon, avec l'immense évantail chatoyant de sa queue ^ où, selon la légende, Junon avait éparpillé les cent yeux d'Argus.
Amours d'Apollon. — Passons sur Dèmèter, trônant ou debout *, et arrivons au type plus séduisant d'Apollon, très apprécié en
1. Mus. Borli.., X, 2; Rosclicr, Lexikon,l, 2, p. 275; Herrmann, 3/.j/erei, pi. liVi ; cf. Lvni, 2,