‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 59 sur 425 · J.ihrh. des Insl., XX (1905), pi. i-iii · texte numérisé non relu

J.ihrh. des Insl., XX (1905), pi. i-iii

2. Mosaïque de liorae [BulL. coninnale, 1892, pi. vii-viii) : sacrifice isiaque.

•i. Gusman, Pompéi, p. 90.

mystère que sa seule définition demeure un peu incertaine ^. On y voit pourtant, en général, Tadoration de l'eau sacrée, principe de

Fig. 391. — Scène de culte égyptien (Cliché Brogi),

toutes choses émané d'Osiris, cérémonie qui avait lieu Taprès-midi avant la fermeture du temple(fig', 391).

Ce dernier est à Tarrière-plan ; sa porte, ornée de fleurs, s'ouvre au sommet d'un haut perron. Devant la façade, trois figures, fen longs vêtements de lin blanc — selon les rites — , avec un manteau jeté

1. Cérémonie du soir (Bottiger, cité par Ilelbig, 1111); adoration de l'eau sacrée^ (Mau, Pompei,'\). 18;<, fig. 90); aspersion de leau (Gusman, Pompéi, p. 91).

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par-dessus, de couleur plus sombre : à g^auche, c'est une prêlresse ; les autres sont des hommes, la tête rasée comme il est prescrit. Tous trois tiennent des instruments consacrés, le sistre, la silule, un vase qui semble en or. Au bas des marches, un nouveau prêtre, élevant une sorte de bâton blanc, se tourne vers la foule des fidèles, massée des deux cotés de l'escalier : la plupart sont des femmes, un voile sur la tête et vêtues de tuniques claires. Au bout de leur double rangée, sur le devant, un quatrième officiant se penche vers un autel couronné de fleurs, où il attise le feu à coups d'éventail ; un auxiliaire paraît l'assister. Enfin, au premier plan, en vis-à-vis, un prêtre disis, avec le sistre et la croix ansée, et un homme assis à terre, faisant retentir une longue lliite. Des animaux sacrés complètent la figuration : des sphinx de pierre, le lotus au front, encadrent le temple ; des ibis sont éparpillés près d'eux et de Tautel. Le premier rôle est dévolu sans doute au prêtre qui, debout sur le seuil, tient le vase d'or de ses deux mains, dissimulées sous son surplis, et le propose à l'adoration commune.

A cette scène d'une haute tenue et de grave accent une autre devait répondre, où se révèle l'autre face du culte — il y en avait souvent deux dans ces religions orientales. La danse sacrée en l'honneur d'Isis * est exécutc'e, devant le temple, par un bizarre personnage couronné et vêtu d'un pourpoint brun à franges ; un poing sur la hanche, il élève la main gauche au-cLessus de sa tête. Derrière lui, dans la pénombre, et autour du même escalier aboutissant au même autel, se pressent divers figurants des deux sexes, prêtres ou assistants, chargés des attributs déjà énumérés.

Une troisième représentation plus sommaire'^ rappelle la fêle du 5 mars, où l'on repoussait vers la mer les vaiseaux tirés à sec avant la saison des tempêtes ; une mascarade et une procession escortaient au rivage la statue d'Isis richement parée, et, pour inaugurer la reprise de la navigation, on mettait à l'eau un bâtiment neuf qu'on appelait symboliquement le vaisseau d'Isis.

^ IV. — Les héros.

L'occasion nous est maintenant olTerte de compléter cette série mythologique, dont nous n'avions étudié, Hercule à part, que

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