iusman, Vill;t de l'Unir, W^.'-SW
La grande lég^ende nationale prenait forme à demi allégorique dans des tableaux polychromes en seclile '. A droite, sur un rocher, la louve et les deux nourrissons cherchant ses tétines ; un autel, dans le champ, dominant ce groupe. Dans le milieu, un arbre à riche frondaison, où deux oiseaux s'ébattent parmi les hautes branches ; c'est le figuier déjà cité, sous lequel se détache le pâtre F'austulus. A gauche, élevée sur un suggestiis architectonique et portée par un trophée de boucliers, la déesse Rome assise, tenant le sceptre ; à un niveau inférieur, deux ou trois bêtes pour indiquer le troupeau. On a mis les oiseaux et l'autel en rapport avec les heureux auspices de Rome et souligné le caractère latin de certains détails, conçus peut-être par un artiste romain.
Un ensemble pictural considérable de l'Esquilin, dont les vestiges, partiellement effacés, sont au musée des Thermes de Rome ^, rapprochait de l'enfance de Romulus les exploits de son précurseur. Quelques inscriptions garantissent tout au moins la donnée essentielle.
Une équipe de maçons élève les remparts d'une ville qui ne peut être que Lavinium. A la suite, une bataille fait rage entre des adversaires nommément désignés : les Rutules, d'une part, et les Latins, alliés des Troyens. Les premiers sont presque nus, pauvrement équipés ; les autres, plus civilisés, ont un armement tout classique, et naturellement ils sont vainqueurs. Un dieu fluvial est témoin du combat, que la tradition situait au bord du Numicius. Ce guerrier terrassé par un autre, est-ce le roi Turnus tué par Enée? Peut-être; alors Enée reparaîtrait plus loin, sous un casque à panache, auprès du fleuve, dans le sein duquel, suivant une version, il se serait noyé. Puis c'est Ascagne, son héritier, qui conclut la paix avec le roi de Caere, Mézence, et son fils Lausus. Enfin on travaille à édifier une autre vTlle, Albe la Longue probablement.
De là nous passons à un deuxième sujet, qui s'interprète sans embarras. Une femme voilée, entourée de ses compagnes, écoute distraitement un discours pressant : c'est Rhéa Silvia que son oncle, le roi d'Albe Amulius, persuade d'entrer chez les Vestales ; la reine insiste dans le môme sens, pendant que le père de la jeune fille, Numitor, essaie en vain de protester. Et voici, sans transition, deux hommes qui fuient devant une apparition terrifiante : Mars