‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 83 sur 425 · Sajflio, Diif. <Ips \nl., ii:;. 3H-)i · texte numérisé non relu

Sajflio, Diif. <Ips \nl., ii:;. 3H-)i

rants vont paraître devant le public ; ce sont principalement des satyres qui ont revêtu chacun une sorte de pagne en fourrure ; un autre semble enfiler un costume. Sur un petit panneau de la

Fig. 402. — Troupe d'acteurs (Cliché Brogi)

Farnésine ^, le soulîleur, manuscrit en mains, se dissimule derrière l'histrion qui chante ou déclame.

Très souvent aussi les décorateurs ont reproduit des scènes de théâtre ^ (Helbig-, 1464-1476 ; Sogliano, 650-652) ; le fait ressort

1. Monumenti, XII, pi. xxii, 3 ; Birt, Buchrolle, p. 1 il, fij;. 78.

2. M. Bieber, lxxv. Winckelmiinnsprocjramrn, Berlin, llUô, 4°. Voir plus Jiaut, p. 28, pour les scaenurii m f routes.

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avec neltelé îles masques el des costumes. Mais la clillicullé, presque insurmontable, est il'identilier le sujet. On arrive à distinguer s'il est tragique ou comi(|ue ; encore, trop de fois, ce point même est-il douteux, l ne salle du \'atican était jadis pavée d'une immense mosaïque ', comprenant essentiellement des masques, inscrits dans des trapèzes, et des couples d'acteurs, présentés dans des hexagones. .\ quels ouvrages dramatiques nous reportent-ils? On s'est évertué à le découvrir ; mais le mieux qu'on puisse dire est que la fausseté des hypothèses serait ordinairement indémontrable. Par exception, il est indiqué de reconnaître dans une fresque de Pompéi un passage d'iùiripide : Médée se dispose à tuer ses enfants que lui amène le pédagogue ^. La qualité i\e> personnages est dans certains cas assez claire : un guerrier d'allure martiale, dont on devine les rodomontades, est suivi par un cauteleux parasite ; encadrant les acteurs, deux personnages assis, de grave aspect, une baguette entre les genoux, représentent les rhabdouques chargés de la police des théâtres ^. Ailleurs, une conversation douteuse s'engage entre un esclave et une hétaii^e, derrière la({uelle se faufde l'entremetteuse, aux allures équivoques K

Les thèmes les plus fréquents ont été empruntés à la comédie nouvelle, si prisée à l'époque hellénistique. Un maitre mosa'ïste de ce temps, Dioscoride de Samos, y puisait de^ modèles "•, et ses ouvrages furent longtemps imités : on a de l'un d'eux, fort connu, une mauvaise réplique dans une peinture de Stabies ! llelbig, 1473 •^, où des gens de basse condition se livrent à un divertissement : une sorte de gros paysan grotesque frappe un énorme tambourin, alors que sa femme heurte les cymbales, que sa fille joue de la llûte et f(u'un tout jeune garçon reste spectateur.

Kn fait, les spectacles les plus volontiers retenus comme motifs de décoration furent peut-être ceux où intervenait la musique. I)e très curieu-ics peintures de Cyrène ' — du ni'* siècle à peu près, à voii- la palt'OLjraphie des inscriptions inintelligibles qui les accom-

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