Cf. lîarnabei, Villn Sinistore, fîg. la-li, 19; pi. i
SCENES HHAI.ISTTS 1>K l\ NI» (,i'lli\NTF \'1\
tant tles i^uirlaiules pour les convives, on lonanl des serviettes et des boites à parfums '.
Diverses fresques nous mettent sous lesyeux, non plus le détaillant sur la place, mais les artisans au travail. Dans la fulloniat de Pompéi, un pilier décoré sur trois faces déroulait en plusieurs tableaux les opérations successives qui s'accomplissaient à l'usine -; il a aidé à rinlerprélaliondes vestiges exhumés. Quatre cuves en forme d'auj;es <ont rau'i^ées en ligne ; dans chacune un ouvrier, debout, piétine vigoureusement des étoiles (lig. iOt), en bas;. Au-dessous, nouveau panneau, un jeune homme en courte tunique, retroussée aux hanches, s'occupe à Cartier avec une sorte détrille une pièce de drap pendant d un bâton soutenu pai' deux cordes. En face de lui, une jeune femme assise et rnaniiint l'aiguille donne des instructions à une autre (jui ravaude des morceaux décousus. Puis un jeune homme, un seau à la main, appuie sur sa tète le haut de la cage en demi-sphère, faite de baguettes d'osier, qui servira à étirer les étolFes pour le soufrage, et que surmonte la chouette consacrée à la déesse patronale de l'établissement ((ig. iOC), en haut). Ensuite les vêtements sont soumis à la presse ; une femme semble nettoyer l'étrille avec i]\\ bâtonnet ; derrière elle sont accrochés les attirails du séchage.
De telles séries d'illustrations ne sont pas fréquentes ; mais bien des tableaux isolés forment comme d'agréables vignettes. Sur un petit échafaudage, a^ec des seaux et écuelles à ses côtés, s'est juché un plâtrier qui polit une muraille en vue de quelque affichage, ou y étend une couche de stuc '■^. \'oici deux figures de pêcheurs à la ligne ^. Le ligna/ius, un pied sur le chevalet, débite à la scie du bois en petites bûches. Dans un fragment d'Augst, au musée de Bâle, on reconnaît deux hommes portant une lourde amphore à l'aide d'une perche qui repose sur leurs épaules '. C'est encore le boulanger: devant lui, derrière lui, les miches s'accumulent ; les gens du peuple viennent se pourvoir : il tend à l'un d'eux un pain, vers lequel un garvonnet lève avec joie les deux mains ^'.
Les peintures d'Afrique sont très rares ; c'est une raison suHi-
1. Sa^'lio, Dicl. des An/., li„'. 6:JS3 n' siècle) ; en couleurs clans les Piijters of Ihe lirilish School ni Home, VIII '1916). pi. ni-iv ; cf. p. 91-103 Slronj; cL pi. v-i\.