Saj^'lio, Dict. des .\nt., IIk. 3302-3-30 i
3. ThC'donal, Pompéi, I. p. 13, fi^. 6. i. .Won. Vomp., xiii.
5. Espcrandiru, Bull. nrch. du (Ànnilè. lîM'), p. i,\v. li^r. '2. i). (fUSMian. Ptmxpéi. p. 278: Mon. Poinp.. i.i\.
1 22 IV. Rl':i*ERTf)IRK DE LA PEINTURE ET DE LA MOSAÏQUE
sanle pour s'arrêter devant des fresques découvertes dans un tombeau de Sousse ^. L'une fait revivre, apparemment, le défunt dans l'exercice de sa profession (fig. 407) : dans un renfoncement, derrière lui, des verres et coupes bleuâtres de formes variées f,'-arnissent les étagères ; mais les gobelets dispersés sur la table gardent encore quelques gouttes devin et Ton se demande si le cabaretier n'en remplit pas un au tonnelet qu'il faut peut-être voir dans l'ustensile, asse^ informe et énigmalique, elïleuré par sa main. En face de lui, un client va boire à sa santé, car il tient en l'air un verre à long pied. Au mur, une inscription et les vestiges évanides d'un décor de brindilles vertes et de guirlandes. Pauvre style, mais témoignage précieux quand môme de la manière des enlumineurs indigènes. — Dans un second panneau, c'est le déchargement d'un char : l'homme qui y est monté tend à un autre un lourd récipient ; un troisième déverse le sien dans un boisseau posé à terre; quand la mesure sera pleine, un dernier manœuvre en ajoutera le contenu à des tas qui s'amoncellent ; olives ou dattes, on ne sait.
Une mosaïque africaine -, malheureusement très mutilée, détaillait en trois registres superposés les travaux d'un chantier de construction, où le chef distribue et surveille la besogne: un charpentier taille un madrier; un manœuvre déverse son clolium dans l'auge où un maçon gâche du mortier ; un voiturier arrête ses deux chevaux, et un ouvrier va faire glisser du char un fût de colonne ; des outils sont disséminés dans le champ, artifice naïf pour combler les grands vides.
Une peinture très connue, incomplète, effritée, introduit le monde des artisans sous un nouveau jour ; certains détails résistent encore à l'interprétation, mais l'essentiel est clair. Des hommes barbus, en tenue de travail, portent un long plateau sur lequel s'élève un baldaquin ; des vases sont fixés aux colonnetles et au toit. Ce dais recouvre l'image indubitable de Dédale, armé d'un instrument pointu, par derrière celle de deux apprentis qui scient une planche, pendant qu'un troisième pousse le rabot, et enfin une statuette de Minerve. Ce sont là autant de symboles transparents. Les porteurs sont des menuisiers, dans un cortège processionnel, peut-être en l'honneur de leur corporation ; du moins celle-ci y était représentée. Tous ont à la main droite un bâton, dont ils doivent ensemble frapper le
1. S. Reinach, Bull. nrch. du Comité., 1892, p. 4J7 et suiv. : pi. xxix-xxxi.