‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 119 sur 426 · Ibid., fig · texte numérisé non relu

Ibid., fig

la divination telle que la pratiquaient les oracles grecs et dont la source était dans l'inspiration religieuse. Celle qui avait cours en Italie opérait au moyen de sortes. On nommait ainsi des tablettes de bois ou de bronze, sur lesquelles étaient inscrites des sèntences ; on les tirait au hasard ; les phrases qu’on y lisait constituaient la réponse de l'oracle ; chacun l’interprétait comme il lui plaisait. Ges espèces de tablettes étaient en usage notamment à Caere, à

Falerii, à Préneste. On en a découvert un certain nombre, près “de la ville de Barbarano, entre Padoue et Vicence, où existait un

ONR: PETISPOSTÉANP VS CONS 7 ANOD ROCAS.NON: EST VN

Fig, 441. — Sors pour oracle.

- temple de la Fortune !. Le spécimen reproduit ici (fig. 441)? permet de se rendre compte de leur forme ; une anse servait à les enfiler

ou à les suspendre.

$ IV. — Culte privé.

- Nous avons déjà parlé, dans le chapitre consacré aux dieux, de ceux qui, chez les Romains, faisaient l’objel d’un culte privé et familial : Lares, Pénates, Génie du maître de la maison, Junon de la mère de famille ; nous avons indiqué comment on les représentait. Ailleurs, il a été question des laraires où leurs images étaierit exposées (fig. 148 et 149). Il n'y a pas lieu de revenir sur ces détails *. Nous nous contenterons, pour résumer en quelque sorte tout le sujet, de reproduire une des peintures pompéiennes qui

- nous mettent sous les yeux, d’une façon conventionnelle, il est vrai,

mais très claire, des scènes de sacrifices domestiques. Celle qui se voit à la fig, 449 # vient d'Herculanum. A droite et à gauche, deux Lares dans le costume et dans la pose traditionnels, soulèvent à la

RAT LA p: 267.

2. On ylit: Qur petis pos(l) tempus consilium ? Quod rogas non est(C. I. L,, 1, 1454).

“ 3. Cf. sur le sujet Attilio de Marchi, 11 culto privalo di Roma antica, Milan, 1896-1903, 80.

Page 1