‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 166 sur 426 · HUILE · texte numérisé non relu

HUILE

geur rencontre très souvent, perdus dans la campagne, deux montants de pierre, réunis au sommet par un linteau, et percés à différentes hauteurs de trous qui les traversent; en avant, quand elles ne sont pas cachées par la terre ou la végétation, se voient des pierres plates creusées de rigoles circulaires aboutissant à des cuves. Tantôt ces paires de montants sont isolées, tantôt elles se présentent au nombre de deux, trois et plus, juxtaposées. En pareil cas on est en présence d’une de ces exploitations agricoles, comme il en existait tant en Byzacène et dans le sud de la Numidie. M. Saladin ! a étudié à Choud-el-Battal un de ces ensembles formé de six pressoirs alignés. La restitution. qu’il a proposée de l'appareil figure ci-contre (fig. 491), avec la légende explicative que nous - lui empruntons ?. M. Gsell, de son côté *, a décrit une huilerie de même importance fort Lion conservée encore, sise à Bir-Sgaoun, dans la région de Tébessa ; les pressoirs y occupaient le tu d'une immense salle, longue de 20 mètres et large de 18 ; le reste servait — de magasins et contenait les meules à décortiquer les olives. 1 M. Saladin a admis, dans son croquis, que les fruits soumis à la "

… presse étaient enfermés dans des paniers; il est fort possible, —. comme on l'a supposé en présence d’une grosse cuve cylindrique, percée de trous, trouvée en Tunisie, à Thala #, que dans certaines

fabriques les paniers aient été remplacés par des claies de pierre Il n’est guère douteux non plus, que la presse à vis signalée cidessus à propos de la fabrication du vin, remplaçàt aussi, dans les exploitations mieux outillées, le pressoir à cabestan. |

. Rapport de mission CT des missions, 3° série, t. XIII), p. 125 et suiv.,

" ie. 218, 219.

2. « Le premier se compose de quatre poteaux verticaux M T, ici deux en . pierre M et deux en bois T, surmontés de forts poitrails. Dans l’entre-deux des - quatre poteaux du pressoir est engagée par ses deux extrémités une poutre mobile P. L'un de ses bouts est Pete à une hauteur qu'on fixe à volonté (des barres L, L', glissées dans les ouvertures H, limitent sa course haut et bas). … Des coins G, enfoncés progressivement dans les rainures R, la fixent dans des .… positions successives à mesure que le plateau Ks'abaisse; l’autre bout X monte … au moyen de câbles, passant dans des poulies; la presse descend par la trac- —… tion exercée au point X par un treuil. En s’abaissant elle agit sur un poteau vertical, I , placétrès près de l'extrémité où elleest retenue àune hauteur fixe. Ce . poteau appuie sur un fort plateau K. Celui-ci s'ajuste sur une aire de maçon- “— nérie où se placent les cabas de jonc à claire-voie N, contenant le marc à presser; le liquide s'écoule par les rigoles Q, Q dans les bassins S. Quand la - presse est au bout de sa course, on . relève par les poulies et les cordes À

- et V.»

à Monuments de l'Algérie, II, p. 29 et suiv. Cf. fig. 89 et 90, pl. Lxxv,

et pl. 1.

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