LE VÊTEMENT
dus dans le monde romain, le garum, nommé aussi liquamen, sauce de poisson, faite avec les intestins du scombre, et les sauces semblables, l’hallex et la muria.
S II. — Ze vétement.
… Parmi les industries relatives ;à la fabrication des vêtements, la séule véritablement pour éecile l’archéologie fournisse des ren-
seignements un peu techniques est celle des foulons !. C’est, au
reste, une industrie qui avait reçu un grand développement à
Fig. 492. — Foulage d'étoffes.
… cause de la nature même du costume romain : la toge pour les - hommes, la palla pour les femmes, qui utilisaient de grandes draperies, souvent blanches. Aussi les ruines de Pompéi nous ont-elles conservé les restes de plusieurs établissements de cette sorte. L'un d'eux, la grande fullonica de la rue de Mercure, a été signalée plus ! haut à. nous avons même donné une vue de l’intérieur (fig. 126).
On y a découvert, outre l'installation même du matériel, une série -de peintures où son emploi est relaté par le pinceau (fig. 406).
Le filage et le tissage des étoffes de laine n'étaient pas sans salir “plus ou moins la matière première ; il fallait donc d’abord les nettoyer. Pour enlever toute souillure on les entassait dans des
1. Blümner, Technologie, 1, p. 157 et suiv.; A. Jacob, dans le Dict. de Saglio, au mot Fullonica.
DT: I, p. 245.
cuves pleines d’eau mélangée de substances alcalines et de cette.
argile, propre au dégraissage, qu'on appelait creta fullonica; puis « on les foulait au pied d'un mouvement rythmique, représenté sur “
une peinture de la maison des Vettii (fig. 492) ! et sur un bas-relief
du musée de Sens ?. Le tissu, ainsi lavé et feutré, on le cardait
afin que les bouts de laine formant duvet à la surface et emméêlés
les uns aux autres pussent être tondus régulièrement *. On. employait pour cet office une brosse hérissée d’'épines ou de:
piquants de hérisson; dans la même peinture de la maison des Vettu, un Eros se livre à cette opération (fig. 406), dessinée
pareillement sur un des panneaux de la fullonica de Pompéi ; l’étoffe y est figurée blanche avec un bord de pourpre; elle était, ainsi qu'on le voit, suspendue à une tringle et peignée de haut en bas.