Helbig, Wandgemälde, 1497 ; Saglio, op. cit., fig
naître toutes les sortes d'habits dont les noms nous sont parvenus ? Plusieurs, sûrement, ne se distinguaient que par des détails sans importance, lesquels n'étaient même pas constants.
Il existait une série de vêtements de dessus, souvent Hilitaires et civils à la fois, qui offraient entre eux une grande analogie: : abolla, birrus, lacerna, paludamentum, saqum — pour ne rappeler que les termes les plus fréquemment usités. Ils participaient tous plus ou moins de la chlamyde grecque, pièce d’étoffe rectangulaire, dont on rattachait sous le menton, ou sur une des épaules, les deux angles supérieurs par une boucle ou uné agrafe ; on pouvait ainsi diriger la partie entr'ouverte du côté que menaçait le moins le vent froid ou la pluie. La lacerna était en outre quelquefois munie d’un capuchon; ce costume passait pour venir des peuples barbares. Un autre, qui lui ressemblait, avait une origine gauloise : là caracalla fut introduite officiellement à Rome par l'empereur à qui ce manteau valut son surnom historique. Peutêtre faut-il la reconnaître dans le costume de certaines divinités nationales représentées par de petits bronzes gallo-romains (fig. 241).
On rapprochera de cette série un vêtement de désous l'exomide grecque, adoptée depuis des siècles par les gens de oi qui avaient besoin de la liberté des membres; elle n'avait qu'une manche sur le côté gauche; le bras dfoitet une partie de la poitrine restaient à découvert: il se fit même des éxomides sans manches, autrement dit des chlamydes flottant sur le torse nu.
L'alicula n'était qu'une courte pèlerine recouvrant la partie supérieure des bras (alae) ; quelques monuments chrétiens en : offrent des exemples f. | « |
Avant de devenir l'i insigne des diacres romains, un vélornent ori-
ginaire de Dalmatie, la dalmatique, très porté en Orient, s'était :
également répandu à Rome sous l’Empire. Ce qui parait distinguer: principalement ce costume, figuré dans certaines peintures des
catacombes, ce sont ses manches, étrangères à la tradition natio- nale grecque et romaine, qui Sale les bras nus ou librement
enveloppés dans un pan d’étoffe. C'est d'ailleurs la raison même
pour laquelle Commode appréciait beaucoup la dalmatique. Au
a siècle, son exemple fut très fréquemment suivi ; au 1v°, la pra-
tique devint courante, “Hope même dans certaines situations. Le ;
1. Saglio, Dict. des Ant., fig. 217-218; Nuovo bull. di arch. crist., XVII (1911), | ph x;:1;2-et3.