‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 253 sur 426 · AXE + VÊTEMENTS PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

AXE + VÊTEMENTS PROPREMENT DITS

“sentiment particulier de la décence inspiré par le christianisme, non moins que l'infiltration croissante des barbares du Nord ou de l'Est dans l’armée et même dans la population urbame, fit pré-. . valoir peu à peu, sur les manches larges et flottantes, les manches … étroites et serrées au poignet. À cette date, la transformation 2 est achevée: la tunique à ceinture comporte des manches longues + et collant-aux bras, tandis que la dalmatique, non ceinturée, a des manches plus courtes et plus amples. Ainsi en est- il de celle qui - recouvre Dardanius, ia do en mosaique sur sa pierre tom- | . bale, à Tabarka (fig. 565)! ; 1 artiste a naïvement supprimé les … manches, manquant de place pour - écarter les bras de l'orant.

| Même évolution pour le bas du f corps : très longtemps, le fait de se couvrir les jambes passa pour un 20 signe de mollesse ; la toge devait suffire à les préserver du froid. Puis D les Romains, en contact avec les : peuples du Nord, apprécièrent leurs braies (bracae) ; c'étaient des panta- Jons serrant assez étroitement la cuisse et surtout le mollet, tels que * ceux qu'on voit portés par les Daces de la colonne Trajane (fig. 341 et 344). On prit encore l'habitude, …. quand onse livrait à des occupations 4 entraînant des gestes violents, à la 4 guerre, à la chasse, pour les rudes “ travaux des champs, de s’entourer » les jambes, même au-dessus du …—. genou, de bandes entrecroisées de | 4 toile ou autre Lissu ?. Fig. 565. — Dalmatique à Les influences orientales mirent segments.

de plus en plus en faveur le galon d'ornement, nommé patagium, qui occupait sur les riches tuniques des femmes la même place que le clavus sur celles des x hommes. Ce sont surtout les verresdits à fond d'or, desin®-rv° siècles,

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* Dn 01 Mosaiques de Tunisie, 941.

7 2. Saglio, op. cit., fig. 2882.

qui nous en offrent des spécimens — noter en particulier les larges collerettes descendant assez bas sur la gorge (fig. 566) !. A la même époque, les bordures de pourpre et d’or, qu’on appelait d’un nom asiatique les paragaudes, garnissaient les tuniques d'apparat ?, avec une exubérance qui provoqua des interdictions. !

Lorsque les ornements rapportés se répartissaient un peu partout sur le vêtement, ils prenaient le nom de segments (segmenta) * ; ce genre de décor n’est attesté que sous l'Empire et rendu visible par les monuments qu’à la basse époque (fig. 565). Quelques peintures chrétiennes en fournissent des représentations #; mais les plus nombreuses se.

trouvent dans les miniatures, par exemple celles de l’liade de Milan et de la Genèése | de Vienne. De véritables échantillons ont été . 4 SIL. exhumés en Égypte, à Achmim et à Antinoé ; gen les plus anciens n'offrent que des figures géométriques ; postérieurement, des scènes mythologiques ou réelles y prennent place, formant de véritables |

Fig. 566.— Kobe brodée.

emblemala.

Les franges, fimbriae, au bord inférieur des vêtements, sont d'un usage plus restreint, parce qu'elles constituent un signe de dignité religieuse ou d'autorité; elles apparaissent sur le fichu caractéristique d’Isis, dans les Re des femmes drapées au type dit de la « Pudicité », au bas des toges des sacrificateurs. Pour des raisons différentes, sans doute comme marque d’exotisme, elles garnissaient très généralement les manteaux des prisonniers barbares.

Les peaux de bêtes, les peaux communes du moins, avaient primitivement formé le costume des indigènes, en Italie et en (Grèce, et les campagnards y étaient restés fidèlés en quelque mesure Ÿ. Les relations avec les peuples barbäres firent entrer à Rome sous l'Empire un grand nombre de pelleteries de luxe :

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