‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 37 sur 426 · IMAGES DE CULTE · texte numérisé non relu

IMAGES DE CULTE

Helbig aux dieux ou aux héros ; en effet, n'est-ce pas en latin que

les contemporains devaient les nommer le plus habituellement ?

- Pour la mosaïque, on n’a point encore établi de classification méthodique : les catalogues suivent un ordre arbitraire. ou basé sur les lieux des trouvailles. Aussi étudierons-nous conjointement peinture et mosaïque. Assurément, la première pouvait atteindre à

des finesses interdites à l’autre, dont le répertoire apparaît un peu

moins riche; mais, en somme, les sujets sont pareils et conçus

dans le même esprit. Des cartons identiques servaient évidem-

ment dans les deux sortes d'ateliers ; s'ils pénétraient aussi chez les sculpteurs, ceux-ci se voyaient contraints à une copie moins

- littérale.

Le rapprochement de spécimens des deux techniques nous per-

» mettra d’ailleurs d’utiles comparaisons. Ainsi l'on a considéré - comme l'imitation d'une peinture l'embléma d'une mosaïque du

Vatican (fig. 380) !, parce que les motifs — deux poissons et un

… volatile pendant à un clou, une corbeille et une botte de légumes … posées à plat — ne conviennent qu’à un tableau placé verticalement.

S 1°. — ]mages de culte.

Ce sont celles qui ne servaient pas exclusivement à l’ornemen-

tation et recevaient des marques de respect, soit dans les céré-

monies rituelles, soit par un salut au passage ou une courte invocation. La fresque seule nous en offrira des exemples ; on ne pouvait

… adresser ses vœux ou ses prières à une figure divine foulée sous les

pas.

Encore ne peignäit-on point son image sur les murailles de son

sanctuaire. Il est vrai que les fresques du temple d'Isis à Pompéi

avaient pour sujets : une statue d'Harpocrate qu'un prêtre éclairait avec des flambeaux ; deux divinités assises peu distinctes (Isis et Orisis ?) ; le dieu égyptien Set-Typhon ; enfin des animaux sacrés, singe, chacal, etc..., et une scène religieuse aujourd’hui détruite, où se remarquaient deux barques chargées d'objets cultuels (Helbig, 1-5). Mais ce sont là des exceptions, plus rares encore à l'intérieur des maisons. Mercure sans doute, n’était placé au fond de quelques

boutiques qu'en vertu d’une tradition toute formelle, comme les

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