IMAGES DE CULTE
Helbig aux dieux ou aux héros ; en effet, n'est-ce pas en latin que
les contemporains devaient les nommer le plus habituellement ?
- Pour la mosaïque, on n’a point encore établi de classification méthodique : les catalogues suivent un ordre arbitraire. ou basé sur les lieux des trouvailles. Aussi étudierons-nous conjointement peinture et mosaïque. Assurément, la première pouvait atteindre à
des finesses interdites à l’autre, dont le répertoire apparaît un peu
moins riche; mais, en somme, les sujets sont pareils et conçus
dans le même esprit. Des cartons identiques servaient évidem-
ment dans les deux sortes d'ateliers ; s'ils pénétraient aussi chez les sculpteurs, ceux-ci se voyaient contraints à une copie moins
- littérale.
Le rapprochement de spécimens des deux techniques nous per-
» mettra d’ailleurs d’utiles comparaisons. Ainsi l'on a considéré - comme l'imitation d'une peinture l'embléma d'une mosaïque du
Vatican (fig. 380) !, parce que les motifs — deux poissons et un
… volatile pendant à un clou, une corbeille et une botte de légumes … posées à plat — ne conviennent qu’à un tableau placé verticalement.
S 1°. — ]mages de culte.
Ce sont celles qui ne servaient pas exclusivement à l’ornemen-
tation et recevaient des marques de respect, soit dans les céré-
monies rituelles, soit par un salut au passage ou une courte invocation. La fresque seule nous en offrira des exemples ; on ne pouvait
… adresser ses vœux ou ses prières à une figure divine foulée sous les
pas.
Encore ne peignäit-on point son image sur les murailles de son
sanctuaire. Il est vrai que les fresques du temple d'Isis à Pompéi
avaient pour sujets : une statue d'Harpocrate qu'un prêtre éclairait avec des flambeaux ; deux divinités assises peu distinctes (Isis et Orisis ?) ; le dieu égyptien Set-Typhon ; enfin des animaux sacrés, singe, chacal, etc..., et une scène religieuse aujourd’hui détruite, où se remarquaient deux barques chargées d'objets cultuels (Helbig, 1-5). Mais ce sont là des exceptions, plus rares encore à l'intérieur des maisons. Mercure sans doute, n’était placé au fond de quelques
boutiques qu'en vertu d’une tradition toute formelle, comme les