AN
mière fois le reflet de son visage et reste extasié. Dès qu'il veut
saisir cette image, il la détruit ; puis le miroir se reforme, elle renaît. Il ne peut s'expliquer ce qu'il voit, ni s’arracher de ce
lieu; la déception devient douleur, désespoir ; il se frappe lui-
même et meurt sur place, consumé par sa passion. Telle la fleur du même nom, qui tout l'été se réfléchit dans l'onde, puis se flétrit et disparaît ; le mythe, par elle, s'interprète très simplement. Il est poétique et devait séduire les artistes ; nous n’en avons par la