‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 101 sur 509 · Solizie degli Scavi, 1889, p · texte numérisé non relu

Solizie degli Scavi, 1889, p

2. Mau-Kelsey, Pompeii. p. 227 et suiv. : Tlu'dcnat, Pompci. II, p. 131 et

LES TEMPLES

était regardé comme le logis d'une divinité, où elle habitait sous la forme d'une statue, où elle recevait le culte auquel elle avait droit, et les offrandes de ses adorateurs. « De même que le dieu grec était figuré à l'image de l'homme, de même sa demeure était imitée de la partie affectée aux réceptions dans une maison grecque. Comme il convenait, on avait pris modèle sur ce qu'il y avait de mieux dans le genre, sur le mégaron du palais mycénien, par rapport auquel la filiation du temple hellénique apparaît évidente et directe... L'essentiel d'un temple se réduisait à une salle [naos, sêkos, adyton, cella), au fond de laquelle se trouvait l'effigie divine, parfois en une place isolée par une balustrade. Pour mobilier, un autel, des tables, des instruments cultuels et des objets de prix, offrandes propitiatoires ou votives.

Le naos dessinait un parallélogramme, généralement allongé. Presque toujours il était orienté d'Est en Ouest, l'entrée étant au levant. C'était une règle qu'il surmontât une krèpis, c'est-à-dire un socle à lui concentrique, plus ou moins élevé, sur plan rectangulaire, dont la plate-forme débordait sa base et dont les faces étaient

profilées normalement en gradins, rarement d'aplomb Presque

toujours, l'accès du sanctuaire était retardé par l'addition d'un vestibule appelé pronaos ou prodromos '. » Ce pronaos, qu'il fût constitué par la prolongation des deux côtés de la cella ou par des colonnades avait un certain développement ; mais la règle à l'époque classique voulait qu'il ne dépassât pas la moitié de la longueur totale du monument.

Le temple toscan, que Vitruve a décrit en détail -, était quelque peu différent. Orienté du Sud au Nord, il reposait sur un socle accessible seulement par un escalier antérieur ; les autres côtés étaient tranchés verticalement. Son plan dessinait un rectangle très voisin du carré, puisque la profondeur totale en était des 6/5 de sa largeur ; dans le sens de la longueur il était divisé en deux parties égales, la première, antérieure, constituait un portique avec colonnades, l'autre la cella. Celle-ci comprenait trois chambres juxtaposées, la divinité suprême étrusque étant faite de trois personnes, Tina, Cupra et Minerva, qui devinrent la triade Capitoline. Le portique pouvait soit être limité à la partie antérieure du temple, soit se prolonger par deux colonnades latérales qui venaient buter

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