‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 136 sur 509 · LanckoroMsky. Vi7/e.s de Pamphylie, I, p · texte numérisé non relu

LanckoroMsky. Vi7/e.s de Pamphylie, I, p

elle se différencie de la série des carceres d'un cirque : lextrémilé nord est demi-circulaire. Celle-ci, longue de 42 m. 50, était séparée de la carrière proprement dite par un mur transversal.

Cette dernière était bordée d'un podium de 1 m. 93 de hauteur: les rangées de gradins sont au nombre de onze, derrière lesquels court d'abord un douzième rang de bancs de pierre à dossier, puis une galerie large de 1 m. 70, qui restait libre pour la circulation. Les gradins reposaient sur des fondations formant une série de chambres voûtées perpendiculaires au grand axe de la carrière, ouvertes sur l'extérieur et, de trois en trois, donnant accès dans le stade. Des escaliers montants coupaient de loin en loin la ligne des sièges et permettaient aux spectateurs de se répandre dans le monument.

Mêmes dispositions, mais moins bien conservées à Selgé, à Thermessos et ailleurs.

Quand la mode des jeux grecs se fut répandue à Rome, on construisit des stades sur le modèle adopté dans le monde hellénique. Il suffit de rappeler celui que Domitien créa dans le Champ de Mars — les soubassements de l'édifice servent dappui aux maisons de la place Navone, qui en reproduit les lignes générales ; celui que le même prince se fit bâtir dans son palais du Palatin, s'il faut y voir un stade et non pas, comme on le dit aujourd'hui, un jardin' ; et celui que l'empereur Hadrien édifia dans sa villa de Tibur.

Les palestres étaient inconnues à l'époque romaine comme édifice distinct, en dehors des pays grecs ; non sunt italicae consiieladinis, dit \'itruve - : elles faisaient partie des établissements thermaux, comme on le voit par les ruines des thermes de Stables à Pompéi.

Page 1