‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 145 sur 509 · MARCHES · texte numérisé non relu

MARCHES

quand on les fouilla, des restes alimenlaires de toute sorte, lentilles, figues, prunes, châtaignes, dans des vases de terre, des pâtisseries et du pain, des balances, des pièces de monnaie ; les murs étaient couverts de clulfres et de lettres gravés à la pointe sur le revête-

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ment en stuc, c'est-à-dire de comptes ; les peintures qui décoraient Tédifice représentaient des objets de consommation, fruits, poissons, langoustes, oiseaux, champignons, pains : autant d'arguments qui ne peuvent laisser de doute sur la destination de l'ensemble.

Au fond une grande niche rectangulaire abritait des statues de la famille impériale. La pièce de droite est remarquable par un banc

légèrement incliné vers l'intérieur de la chambre, au pied duquel règne un caniveau, avec embranchement sur la rue : les derniers travaux relatifs à Pompéi en font une boucherie et une poissonnerie : le comptoir de droite servait d'étal aux bouchers ; sur l'autre on vendait la marée. La destination de celle qui est en pendant est bien moins facile à déterminer ; les uns veulent y voir une salle de banquet à Tusage d'une corporation vouée au culte impérial : d'autres, un hôtel des ventes aux enchères.

Derrière la boucherie on a découvert assez récemment une petite pièce avec des fourneaux et des aménagements d'eau perfectionnés : on pense que c'était une triperie .

Le marché de Pouzzoles, appelé vulgairement >< temple de Sérapis », était plus grand et parait avoir été plus luxueusement installé : il mesure 75 mètres de long sur 58 mètres de large. La cour était entourée de pièces destinées à la vente. Sur le côté nord, au fond, faisant face à la porte d'entrée, s'ouvrait un bel hémicycle voûté, revêtu de marbres précieux et garni de trois niches : c'est un élément que nous venons de signaler à Pompéi. A droite et à gauche, mais tout à fait à l'angle de l'édifice étaient disposées de confortables latrines. Au centre de la cour s'élevait un pavillon circulaire de 18 mètres de diamètre, surélevé de 1 mètre au-dessus du sol, auquel on accédait par quatre escaliers. Seize colonnes de marbre africain soutenaient la coupole.

Il existait dans ce marché un étage supérieur avec portique et chambres comme au rez-de-chaussée.

Le marché de Timgad \fîg. I 19^ offre des dispositions non moins instructives. Il est construit le long de la grande voie qui traverse la ville de l'Est à l'Ouest, un peu en dehors de l'arc dit de Trajan ; une grande esplanade le précède. De chaque côté de la porte d'entrée se voient des bases de statues, où se lisent les noms des personnages qui avaient fourni l'argent nécessaire à la construction, M. Plolius Faustus et Cornelia Valentina, sa femme ; ils vivaient vers le début du m'' siècle.

On pénétrait par cette petite porte dans une cour centrale environnée de portiques ; de deux côtés au Nord et au Sud avaient été ménagées des boutiques. La cour, à ciel ouvert, est longue de "25 mètres et large de 15. Un bassin carré en ornait le centre ; aucun pavillon ne l'abritait.

Le côté qui est opposé à l'entrée est de beaucoup le plus intéressant. Il est arrondi en hémicycle ; celui-ci est divisé intérieure-

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