XVI. MONUMENTS KINÉR AIRES
rinhumation et de lincinération étaient pratiqués concui-remnient ' , avec prédominance très nette de rincinération, et il en fut ainsi jusqu'au n'^ siècle après J. -G., où l'inhumation revint en faveur. La crémation parait avoir surtout été pratiquée par les familles aisées ; les pauvres étaient toujours inhumés. Exception doit être faite pour certaines (/entes, qui avaient conservé l'usai^e de Tinluimati(m : la famille Cornelia était du nombre -'.
Les cimetières romains n'étaient jamais placés dans l'intérieur des villes : la loi l'interdisait formellement, surtout pour des raisons religieuses. La défense ne comportait que de rares exceptions à Rome, en faveur des Vestales ou de quelques personnages qu'on voulait honorer particulièrement ; elles étaient plus rares encore ailleurs.
Pour l'ordinaire toutes les sépultures étaient disposées le long des grandes voies qui parlaient des cités et rayonnaient dans les différentes directions. 11 suiTit de rappeler, à cet égard, le spectacle qu'offre, aujourd'hui encore, la \ oie Appienne, avec les grandes tombes dont les ruines l'encadrent à droite et à gauche, et la voie de Pompéi, dite « \'oie des tombeaux ». Les découvertes de monuments funéraires ou diépilaphes faites dans toute l'étendue du monde romain montrent qu'il y avait là une règle universellement appliquée. Dans un seul cas l'on peut rencontrer des sépultures dans l'intérieur d'une ville; c'est lorsque, la ville s'étant agrandie, on a construit des maisons ou des monuments à l'endroit où il y avait primitivement des cimetières : il en fut ainsi à Rome dans toute la partie de la cité qui s'étendait entre l'enceinte de Servius et celle d'Aurélien ; d'où le tombeau de G. Publicius Bibulus, au pied du Gapitole ou celui des vScipions sur la \'oie Appienne, en arrière de la porta Apjna.
La Voie des tombeaux de Pompéi (tig. 170) nous montre que tous les monuments funéraires étaient loin d'être semblables : leur forme et leur dimension Aariaient, suivant la piété ou la fortune des héritiers. De plus, un certain nombre de ces sépultures étaient enfermées dans une enceinte de maçonnerie, qui délimitait la concession accordée au défunt ; elle communiquait avec la rue par une porte fermant à clef : c'était un moyen de protéger le monu-
1. Loi des douze tables, \. 1 : Ilnminein inortiiuin iii iirhe ne *•<*/«'//'/(( nere urilo.