‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 207 sur 509 · XVI. MOMMENTS FUNERAIRES · texte numérisé non relu

XVI. MOMMENTS FUNERAIRES

ment et son contenu contre les indiscrétions et les profanations des passants. D'autres, au contraire, donnaient directement sur la voie. S'il était habituel que les citadins choisissent pour y faire élever leur tombe le bord d'une des routes importantes voisines de la ville qu'ils habitaient, il n'était pas rare non plus qu'on se fît enterrer à la campas^ne dans sa propriété, que celle-ci lnn<,^eàt une

Fig. 170. — N'oio des l(inil)cau.\. à P(mi])c'i.

route ou fût éloi;4iiéc de toute grande voie de comniunicaliuu. .Viiisi s'explique, en particulier, la présence si fréquente de tombes ou dépilaphes isolées à côté de maisons de plaisance ou de fermes ' .

Pour étudier la- forme et les particularités des monuments funéraires de l'époque romaine, il faut distinguer la partie souterraine, celle qui contenait le corps ou les cendres, et la partie supérieure, celle qui marquait pour tous par un si^ne exléiieui- rem|»larement de la sépulture.

I. C.(. plus liaiil ce (jiii a l'-lé flit irmu- villa de Syrie p. :$iH).

l'AUTIE 1NT1':RIELRE de la tombe. COLLMBAIilLM 325

iîi; I à A'. — Purlic intérieure de la tomhe.

^ \. — Caveau.

Les lombes les plus simples sont des souvenirs des puils de l'Italie primiLive; elles en ont, d'ailleurs, o-ardé le nom (puliculi). C'étaient des fosses rectangulaires, larg-es de 4 à 5 mètres, dont les parois étaient g'arnies de blocs de pierre, formant muraille; on y jetait les corps pèle-mèle. Il en a été retrouvé un g-rand nombre à Rome sur ll'lsquilin '.

De semblables fosses communes étaient naturellement réservées au bas peuple et aux esclaves.

Pour les gens modestes on se contentait de déposer à même la terre le corps ou Fume contenant les cendres, sans aucune construction. Les fouilles fournissent journellement des preuves du l'ait, dans toutes les parties du monde romain.

Le caveau indique une sépulture plus soignée : ce |jeut être une simple fosse maçonnée, une pièce de dimensions movennes ou même une crypte, comme celles qu on rencontre chez les lùrusques. La plus connue de ces cryptes est l'hypogée où étaient enterrés les Scipions, sur la \'oie Appienne -; à l'intérieur on a recueilli quelques sarcophages, dont un très bien conservé, celui de Cornélius Scipio Barbalus. Ils étaient disposés dans une série de chambres irrégulières (aillées à même le roc et réunies par des passages. Le tombeau des Cal]jurnii. près de la porte Salaria, des Sempronii, en dehors de la porte Salutaris, des Stalilii, des -Arruntii sont ]iareillement des cryptes souterraines, mais où les urne< funéraires remplacent les sarcophages, ces familles n'ayant pas. comme celle des Scipions, gardé la coutume de rinliumation. l'allés appartiennent au g-enre de sépultures appelé Columbarium ■'.

i; II. — > .(ihimhariiim.

Ou nomme ainsi de grandes salles voûtées, dont les murs sont percés d'une suite ininlei'rompuc de niches imitant les cases d'un

1. Hiill. ciiiniin.. 1«T1, !>. 12 cl siii\. : isT.). p. îl el siiiv.

2. Cnnina. Vin Xppin. I. p. Iii. II. pi. iit: Lanciaiii. liiiins ;iii<l c.rcivn lions, p. 323 cl sui\ .

3. Cf. Mar(piai'dl, Vie priiL-e. I. p. 433 el stiiv. : Sa^.'^lio. Diil. ilex .An/., au mol Coluinh.iritiin: Sanilcr clan-^ Fauly-Wissowa. ISeal-h^ncyrlopiiciie. nu mi^l <'.rtliimli:iriiim .

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