‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 215 sur 509 · otizie degli Scnvi. 1879, p · texte numérisé non relu

otizie degli Scnvi. 1879, p

7. Di'nenV, La trousse d'un chirurgien gallo-ntinain du III' siècle, Anvers, 1893, K*.

s. Voir l'arlicle Crepnndia. et Pupa dans le Dict. des .\nl. de Saj^Iio. 9. Liste dans Marquardl, op. cit.. p. 101, note 2.

MOBIIIfR FLNKRAIRE [V,\5

chacune une ou deux lampes, qui semblent ne point avoir été déposées allumées : leur bec ne porte d'habitude aucune trace de combustion, sauf dans le cas où la lampe avait déjà servi antérieurement. Cette observation ne s'applique pas. naturellement, à celles qui, dans les mausolées ou les cryptes funéraires, servaient à éclairer le caveau '. La lampe, en somme, symbolisait la lumière nécessaire à la survie : il n'était pas nécessaii-e qu'elle fournil une clarté véritable.

Les vases étaient, les uns destinés à contenir la noniriliu-e du mort — on les i;-,irnissail d'aliments coiume il sera dit plus Ijas ; les autres à parer la tombe. Les premiers se plaçaient à un endroit quelconque dans le ^oisinage du cadavre, aux pieds, entre les jambes, près des hanches sous les aisselles, à côté de la tète; les seconds dans des cavités spéciales aux coins de la chambre funéraire; ni leur nombre, ni leur forme ne semblent avoir été soumis à une règ\e fixe; on peut seulement dire qu'ils a|)[)artionneul à la série des poteries de ména!.,^e.

La façon de ces vases aussi bien que la nature des lampes sont des éléments de datation assez importants. Parmi ces objets de mobilier funéraire, il faut citer aussi des lijjurines en terre cuite, que l'on a rencontrées surtout en Italie, particulièrement à Ponipéi, en (iaule, et dans certaines nécropoles de l'Afrique romaine, principalement sur la côte orientale de Tunisie. Un certain nombre de théories ont été émises à leur sujet et l'on ne sait pas bien encore pourquoi on introduisait de semblables objets dans des sépultures. ^L Pottier y voit une olfrande aux morts |>our embellir lein- tombeau ; c'est la part faite aux ceuvres d'art dans l'aménagement de leur dernière demeure "- ;

3" Des comestibles. Il était naturel que. pour assurer la nourriture (In défunt, on plaçât dans les vases rassemblés dans sa tombe, des mets de toute sorte. On a, en elfet, rencontré dans les tombeaux les restes de dilférenls comestibles : vin, eau, pains, ceufs, os de volailles ou arêtes de poissons, surtout des fèves i;"rillées, la fève étant spécialement la nourriture des morts '.

Cette coutume explique aussi pourquoi certaines tables tombalo

1. Cf. Toiilnin. dans le Dicl. des Xnl. de Sag^lio. au mol l.iitcrii;i . III. p. I.i37.

2. K. PdUiei-, Les sLiliietles en (erre ciiilc tlans l'nnlifiuité. l'^iri*. ls!M>, 8», p. 227 et suiv. : p. 263 et suiv.

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