I. GENERALITES. LA TECHNIQUE
de la chevelure et de la barbe : ce procédé dalYouillage donne plus de sûreté aux main? d'un opérateur malhabile, qui redoutera moins ainsi de faire sauter des éclats trop gros, comme il lui arriverait dans la technique à percussion. La Grèce était largement pourvue de marbres compacts, assez résistants sous le marteau •; le monde romain, en général, dut au contraire travailler souvent dans des matériaux friables de bien moindre qualité, tels que la mauvaise pierre de Gaule, d'Afrique ou de Syrie. Le foret était utile pour ajuster certains morceaux, comme les ornements de métal : on y recourait dans la réparation des statues endommagées. Mais les marbriers des bas temps en ont abusé, surtout ceux qui confectionnaient les sarcophages chrétiens '; l'abondante série du musée d'Arles permet à cet égard des constatations précises : la part du ciseau y est fort réduite, même dans le travail des surfaces planes pour lesquelles il est plus indiqué. Les trous de mèche surabondent, de façon déplaisante, dans l'indication des poils, dans le modelé des pieds et des mains, dans le détail des yeux où ils exagèrent l'expression de la pupille et de l'iris. Un monument chrétien de Rome, dont nous n'avons plus que le dessin conservé par Fabretti '-, représentait un sculpteur de sarcophages dirigeant l'action de deux longues mèches, actionnées par des courroies qu'un aide fait maïueuvrer fig. 193). C'était là son outil essentiel.
l'iir. 193. — Le travail au forci ((»ii i\ la vii'fdc:.
Vn procédé, qui semble renouvelé de la technique égyptienne,!
1. Edm. Le IManl. Les sarcophaf/es clirtHiens de la GajWe, Paris. 1SS6, 4'. pi. IV. XIV. xxxix, etc.
•1. S. Ueinach. Iteliefs. Hl. p. T.W. 1.