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OUTILS, MATIÈRES, PROCÈDES

apparaît quelquefois : il consiste à creuser au trépan une dépression, pour mieux marquer les contours et renforcer le silhouettage '. Les rainures profondes, qui contribuent à le rendre plus visible à distance, sont fréquentes dans les bas-reliefs de Provence et du Languedoc (surtout à Xarbonne et à Béziers) et sont une caractéristique de l'arc d-Qrange, ainsi que des deux -rands monuments de Saint-Remy.

En Italie même, on fit très large emploi du marbre de Luna

(Carrare), plus blanc, moins chaud que la plupart des marbres

grecs ; mais les Romains appréciaient fort aussi les marbres de

couleur ^' et la sculpture en albâtre. De plus, comme les anciens

Kgyptiens. ils travaillèrent volontiers les pierres dures, telles que

le rouge antique, le granit, le basalte et le porphyre : nombre de

pièces du Louvre en apportent la preuve. Ils aimaient les matières

à surface nette; à la patine très simple qui était dans la tradition

hellénique, ils substituèrent de plus en plus un laborieux polissa-e,

qui donnait au marbre un lustre, un brillant opposé à son caractère

propre et le faisait un peu miroiter, comme la porcelaine ou

1 ivoire '. A leurs yeux, la matière en devenait plus riche, plus

somptueuse. Aussi n'ont-ils point dédaigné les ressources de la

polychromie ; il était fatal seulement que leur goût de In précision

rendit la coloration des nus plus réaliste '.

Nous pouvons très rarement reconnaître quelques vestiges des couleurs étalées sur les marbres ■'; il est très probable que VAra Pans Amjustae était peinte, mais il n'y a pas de certitude à cet égard. Par contre, nous avons trace d'une tendance malencontreuse à répandre la dorure sur les statues, en particulier dans les chevelures où elle ne saurait se justilier. Ce détail était très

I. Voir les exemples cités par Cnmonl, Sculpl. de Dru.relles p f.-' et suiv -'. \oir plus haut, p. .3 et suiv. i - • •

3 A distance, n-ctaienl SCS dimensions, plus dun sarcophaijre donnerait illusion qn il est creuse dans une de ces matières.

1. Cf. la léte du Rritish .Muséum : Treu, Jahrb. des Ins( . IV (1889) pi , ir'nlni "l ""''""'^f "^ ""^ ^'^^ féminine du musée du Cinquantenaire Cumont ^culpt.de Bruxelles, p. 58. „" 38 : Max. Colli^non. Rev. arch.. 190.3. I p i et .U.V.. pi „ . Il y a des portraits du début de IKmpire, où les cheveux sont i".|..urdhu. marques seulement par des traits fmement incisés : celaient des nd.rat.ons pour un peintre qui les peij^Miail plus visiblement au pinceau' ,. Mendel décrit R C. Il XX.XIII fI909,. p. 31.5 etsuiv.. li^ 3->) un Lusle e n chef polychrome du musée de Mrousse, - exemple unique de sculpture peinte lans la manière .mp.'ess.onn.ste .., où sobserve une «tendance à suppléer par a couleur aux msuffisanccs du modelé ... i i "^' po'

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