‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 241 sur 509 · Monum. inediti. \I-\'II. pi. 84, 2. •J. Dugas. /oc cil · texte numérisé non relu

Monum. inediti. \I-\'II. pi. 84, 2. •J. Dugas. /oc cil

3. Cf. l'inscription de Cuicul {C. 1. L.. VIII, 8.309j : Simulacrum deae \Telluris genetricis] acrolilhum. — Orijfinairemcnt l'acrolilhc est une statue de bois, qu'on recouvre d'étofTes : les extrémités, qui dépassent le vêlement, sont seules en pierre; on élargit le sens du mol dans la pratique et on i'étend aux statues dont les extrémités sont d'une autre pierre que le corps.

4. S. Reinach, Slaluaire. l, p. 612. 2. 3. Ibid., p. 25 i. 1.

«i. Ibid., p. 584, 1 .

'UTILS, MATIKKES, I'ROCÉdÉS 369

Krès. aucun clK.ngement marqué, qu'on puisse sùremenl rapporter à Tépoque romaine, \oici du moins les procédés qui alors avaient

cours.

J.e travail au repoussé, système primitif, fut rarement en usage, sauf peut-être dans les pays restés à demi barbares. En Gaule, par exemple, où aucune tradition d'atelier n'existait, où, des raisons religieuses interdisant sans doute la représentation de la fig-ure humaine, la statuaire n'apparut -uère avant la conquête de César '. les maladroits artisans locaux préféraient cette pratique sommaire, même pour les gn-ands ouvrages comme le sanglier de Neuvy, qui alleint à la grandeur naturelle. On y recourait aussi en Italie^ mais pour une partie seulement du travail : ainsi, les cils dune statue étaient découpés dans des feuilles de bronze battues au marteau • ou bien le vêtement s'exécutait au repoussé et se rapportait ensuite comme dans la statuette de Bacchus trouVée à Pompéi 2.

I.e plus généralement on opérait « à cire perdue » \ méthode très simple dans la fonte en plein, donc assez indiquée pour les petites pièces. La maquette de cire une fois achevée, le fondeur

I entourait avec des bâtonnets de la même matière, puis l'enveloppait, en plusieurs couches, de substances réfractaires durcissant au séchage et formant ainsi une croûte très résistante. Sous l'action du feu, la cire fondait ; les bâtonnets primitifs devenaient autant de canaux par où elle se déversait, par où ensuite l'on introduisait le métal à 1 état liquide, qui venait remplir tout le vide produit par la disparition de la cire. L'ne fois qu'il avait durci, la chape réfracta.re était cassée et enlevée ; les bâtonnets de cire se trouvaient remplacés par des bâtonnets de métal, qu'il était facile de faire sauter et dont on grattait tout vestige.

Telle quelle, cette méthode était inapplicable aux grands bronzes • elle eut exigé tropde matière et donné à l'œuvre un poids elfrayant

II fallait donc, pour créer un vide intérieur, façonner la maquette sur une armature rigide cru.r , de préférence en fer. Pour tout le reste, on agissait comme ci-dessus et, après refroidissement on retirait, avec des crocs de fer, le noyau intérieur par la semelle'des pieds; puis l'artiste, reprenant au burin .son ouvrage, corrigeait atténuait, précisait les détails, elfaçait les légères boursouflures

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