Hullell. deir Insl., 1849. p. ] j
3. Cf. A. De niddcr, Heine de PHiis, l-MJ, \ I, p. 1 ;•>. Mamiei, r.'AncHiîoior.ir iidmaim;
370 1. GÉMÎR.VLITÉS. LA TECHNIQUE
quavait causées, pendant le retrait, linégalité d'épaisseur de la couche de cire et du vide laissé par elle '.
Les bronziers d'époque romaine ont tiré médiocre profit de la science dont ils héritaient; ils sont très inférieurs à ceux de l'époque {-recque ; Pline - eu fait déjà Faveu en parlant du colosse fondu par Zénodore. « Les bronzes romains sont d'une fonte plus épaisse, plus lourde, moins fine, d'un alliage moins parfait^ », et enfin d'un travail plus rude. En revanche, leurs dimensions étaient souvent énormes ; de quelques effigies colossales de dieux ou d'empereurs il nous est parvenu des fragments. Aussi beaucoup de statues ne sont-elles pas fondues d'un seul jet, mais en parties séparées, qui se multiplient dans les œuvres romaines de décadence — une statue féminine du musée de Naples est faite de dix morceaux ■* — ; on les rajuste en les soudant, ou, pour obtenir plus de solidité, avec des rivets dont on lime le bout, caché en outre sous une pellicule de bronze fixée en place par une finesoudure. Curieuse particularité quiconcerne la tête : dans nombre de statues, plusieurs du Louvre, ou encore un Mercure du musée de Lille ', elle est coupée par une section oblique et tout l'arrière du crâne est rapporté ; comme il parait difficile de croire à un défaut fréquent en cet endroit du marbre ou de l'airain, on a cherché récemment une explication rituelle •", mais elle semble encore moins bonne que l'autre. Dans certains bronzes gallo-romains, les pièces fondues à part sont raccordées au moyen de petites lames de métal adroitement repolies ". Quelques-unes de ces statuettes ont les yeux représentés par des noyaux de verre bleu foncé; elles ont été faites en fleux pièces : une partie faciale, une occipitale, de manière à faciliter l'application du verre dans les orbites creuses ".
Le procédé du moulage ne servait pas uniquement à la reproduction d'une maquette ; il fournissait quelquefois la maquette elle-
1. On semble avoir aussi fondu « à la gélatine » : la couche de cire destiiuià cire 'I perdue » se plaçait, non point sur la maquette, mais à rintérieur d'un moule en plâtre, pratique (jui rcspeclait le modèle et réduisait considérable ment les retouches après la coulée. I/armalure intérieure se disposait, dans ce procédé, après l'étala^fe de la couche de cire De Uidiler, ihid.. p. I 1 i etsuiv.).
L>. Ilisl. nul.. XXXIV, D et 16.
». VV. Deciuna, dans Saj^lio, Dicl. îles .\nl., au mot Staluari.i {l\\ p. 1503..
i. E. Permvv, Juhreshefle (le.-i (isterr. In.'^litiiles, IV (1901), p. 187.
:>. F. de Mély, Monuincnls l'iol. XX .l!U.3 . p. I.i5-I62 ; cf. p. 156. lîf;. 1.
6. P. Gauckler, Le SHncliiuire syrien 'lu Juniciile. p. 2';K-29'J.
T. S. Reinach, Bronzes, p. 29.
s. Héron de N'illefossc. linll. île Li Diana. 191 1.