I. GENERALITE?. I.A TECHNIQUE
Rome, plusieurs fois reconstruit, dont les tympans se couvrirent de lîg"ures que diverses monnaies permettent de se représenter : seulement il sag^issait dun temple vénérable entre tous, le Capitole ' . Ce n'est pas qu'on veuille pour les sanctuaires une absolue simplicité : ils sont décorés, parfois très richement, mais seulement par le sculpteur ornemaniste, qui y déroule le répertoire géométrique et les richesses de la flore, vivante ou stylisée. En revanche, on retient de la tradition hellénistique le goût des autels monumentaiix, qui se chargent de zones à grandes scènes, pendant que les autels à sacrifices, de dimensions plus réduites, sont aussi, sur plusieurs faces, revêtus de sujets en relief. Une grande ressource est également otTerte par les monuments funèbres, gigantesques, comme les mausolées, très grands encore, comme les sarcophages, ou de taille réduite, comme le cippe, minuscules tels que Tautel funéraire, la simple ciste contenant des cendres ou des ossements rompus. Mais la commande la plus importante pour le grand art provient des divers monuments comniémoralifs : rotondes, colonnes, arcs triomphaux : les longues frises y trouvent un champ très favorable. Elles s'opposent à la frise trompeuse, à la frise, peut-on dire, à répétition, obtenue par l'apposition, dans les parties hautes des bâtiments, de plaques de terre cuite moulées ; deux, trois, quatre plaques juxtaposées procurent un sujet complet qui revient plusieurs fois sur le même panneau. Pour les très grandes surfaces, un décor élégant, à meilleur compte, permettant beaucoup de fantaisie et d in\ention, est celui des reliefs en stuc.
Nous sommes moins exactement fixés sur la mise en place d'un grand nombre de reliefs dont regorgent les musées, et trouvés principalement en Italie : on les appelle « bas-reliefs de luxe » ; ils enjoli\aient les grandes salles, les portiques et les galeries; de moindre taille, limités à des tableautins, c'étaient des « reliefs de cabinet ». qu'on encastrait dans les parois des appartements -, en vei'tu d un usage hellénistique et notamment alexandrin. La passion décorative ainsi héritée, et qui fut très accusée sous TEmpire, s'étend à des objets que nous ne décorons plus guère, comme les margelles de puits ou les bouches de fontaines. Elle trouve à s'exercer sur les portes •'. dans le mobilier des intérieurs : trépieds,
1. C(. Saglio. dans le Dirt . des .\nl..a\i mol (Lipiloliinii.
'2. (](. (V\c.. ail Allie, I, 10. .3 : Typos lihi m.indo. quos in lerlnrio nlrioli pnssiin inrlndere dans la villa de Tuscuiuni.
H. \<iir les inarlcaux de porle en bronze, avec une dédicace à I intériein' de l'anneau Tliédeaal, Pompéi. I,p. .^X, fip. 26i.
LES EMPLOIS or RELIEF 379
tables, supports de tous genres, grands candélabres, sur lesquels se donne carrière le goût bizarre des sculpteurs archaïsants ; sur la riche vaisselle qui nous fait connaître, sous les premiers Césars, de vrais chefs-d'œuvre de la toreulique. Nous pouvons encore, sans abus de langage, dans cet ordre d'idées, donner une mention aux travaux de la glyptique et de la gravure en médailles.