‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 259 sur 509 · Baunicister. Denlimiiler, IM, (ig. Iltâ · texte numérisé non relu

Baunicister. Denlimiiler, IM, (ig. Iltâ

". Cf. plus bas. aux Keliefs religieux, les sacrifices de Vestales. h. Hild, dans Saglio. Uicl. des .4n/. : VVissowa, dans Roscher, Lexikon. V. Ils en sont rapprochés dans une peinture de Pompéi : Saglio, op. cil.,

l'u:. 135: Hoscher. loc.cit., p. 1893-94.

DIVIMTKS l) ORIGINE ITALIgLF.

termédiaire des Lares compilâtes, vénérés d'abord sur les limites communes des champs conligus, puis, la vie sociale se transformant, daiis les carrefours. L'autel propre des Lares est, en principe, le foyer; mais en ville, chez les riches, l'usage finit par s'établir de leur réserver un sacrarium spécial, le laraire. Les Lares y ont leurs images peintes sur la muraille et leurs statuettes dressées dans une niche ou sous un édicule à fronton : les deux se rencontrent à Pompéi (fig. 148 et I49i.

Lorsqu'il y eut des Lares des carrefours, on vit se créer peu à peu la notion des Lares publics, défenseurs de l'ensemble des foyers nationaux et qualifiés Lares mililares ou marini. pour leur rùle dans les guerres de terre et de mer, ou, d'un terme plus général, praeslites. Ces derniers figurent sur un denier de la (feus Cassia ' : ils ressemblent aux Dioscures : ce sont deux jeunes guerriers assis, tenant la lance ; un chien, symbole de vigilance, est entre eux. Une statuette du Louvre - représente un Liire dansant et élexant dans la main droite un rhyton terminé en avant-corps de chien. .Auguste favorisa et développa le culte des Lares, qui, d'abord jnihlici, s'appelèrent bientôt Aiigusti. Un des effets de cette mesure fut d'atténuer, presque de supprimer, la démarcation entre Lares publics et Lares privés ; les laraires devinrent des musées oii toutes sortes de figures étaient vénérées.

Le type probable du Lare familial, Mius la République, nous est fourni par un petit bronze de D resde ^ (fig. 197 i : un jeune garçon, couronné de tleurs, vêtu d'une courte et large tunique à ceinture et chaussé de bottines légères, comme celles de Bacchus, lient une corne d'abondance et unecoupe abaissée.

L)epuislors, ce type a subi peu de modifi- i.-i„ 197 j,aro t'amilial. calions ; toutefois la pose un peu ligéc du personn;ige s'anime : son raouxeinent devient celui de hi (l;in>e.

1. Grueber. (Joins nf liomnn Hepuhlir. II. p. '2'M). pi. x< i\ . m.

2. De Ridder, lironzes du Louvre. I. n" rts.3. pi. \i.\ 11. '•. Rosclicr. Lcrilion. II, p. 1«92.

890 II. LKS DIVINITÉS

OU du moins une sorte de pivotement sur place, qui fait boulîer la tunique; de la main droite ' il élè^e le rhyton, d'où le vin jaillit et retombe, en une courbe harmonieuse, dans la patère - ou dans une situle •'. Ce geste s'expliquerait mal si la religion des Lares n'avait pas englobé celle des Pénates '".

Ceux-ci, à l'origine, ont pour mission de veiller sur le peniis de la maison, le garde-manger, la chambre aux provisions. Ils vont par paires, mais constituent une triade lorsque se place entre eux le Lare, qui incarne la perpétuité de la race. L'un d'eux a dû présider aux aliments solides, l'autre à la boisson. Ensuite la triade s'est transformée ■' : \'esta en est devenue le centre, ou le Genius de la famille l'a remplacée ; et les deux Lares ont pris la physionomie du Pénate échanson, qui se prêle mieux sans doute que l'autre aux eifets plastiques et dont le rôle justifie, par l'allégresse qu'il apporte, cette danse gracieuse qui est la leur. L'assimilation entre les deux cultes fut telle que, sous la République, les Pénates publics — ri-^tat est un vaste foyer —, dont un denier de la gens Fonleia '' porte l'eftîgie, sont identifiés avec les Dioscures ; les étoiles surmontant les deux têtes imposent cette interprétation "^ .

Une autre confusion se produisit, avec le Genius, force créatrice et conservatrice qui veille sur tous les êtres, individus ou collectivités ^. A l'origine, c'est le principe de la génération tulcla qenerandi) ; aussi est-il resté un esprit de nature mâle ; chaque homme a son Génie tandis que chaque femme a sa .lunon îluleln pariendi). Distinction verbale, du reste, et rien de plus. Dès le début, et même après que le (ienius latin eut pris contact avec VAgalhodaimon des Grecs, Génie et .lunon furent conçus sous forme de serpents. Puis, par les progrès de l'anthropomorphisme, le Génie familial fut représenté sous les traits d'un homme vêtu de la toge, portant, comme le Lare de Dresde, la corne d'abon-

1. La {fauche e.\ccplionncllement dans l'cxpinplairc du nîu^;cc de Mnnlbéliard : Safjlin, op. cit., fij;. i3.')0.

2. Statuette du Palais des Conservateurs, Hosclier. /oc. cit.. p. 1891.

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