Cf. Saglio, i7)id.,lip;. i'iii
6. (îrueber, ^"oms nf lioman Republic, I, p. 102 et suiv., pi. .v.vv, is.
7. Même type, sans les étoiles, mais avec la léj^ende Dei Pénates, sur le denier de C. Autius lieslio : (irueber, op. cit., I, p. r)22, pi. i.i, ".
8. Birt, dans Rosclier, Lexilion : Hild, dans Saglio, Dicl. des .\nt. : W. !•'. Otlo, dans Pauly-^^'isso^^ a, l<e;illJnci/cl.
DIVINITES D ORIGINE ITALIQUE
dance et la palère ; c est l'aspect qu'il prend, notamment, dans un bas-relief de la Villa Médicis ' : deux Lares l'encadrent ; il fait une libation sur un autel qu entoure un serpent. Cette simple image du dragon enlaçant un autel familial suftît à représenter le Génie d'un lieu - ; car toutélément possède le sien, fleuve, montagne, source ou vallée, etc. ; au déclin de l'Empire, en particulier, chaque ville a son Génie et, dans la ville, chaque place, chaque rue, tous les rçcoins. Volontiers les Romains distinguaient, dans une divinité, sa forme humaine et son Génie immatériel, vénéré à part. On reconnut un Genius Populi Romani, dont les monnaies •' nous donnent l'image, celle d'un adolescent imberbe, avec les attributs que nous avons indiqués. Enlin ce culte pénètre celui des Empereurs : le Genius Auçfusli que nous montre la statue du Vatican ' est exactement conforme au Génie familial.
On plaçait aussi Janus ' parmi les Pénates. C'était le dieu des jani ou portes publiques, cintrées, sous lesquelles passaient les voies les plus fréquentées ; et il y avait en elîet un rapport étroit, au point de vue religieux, entre le forum et la demeure privée. Le plus ancien sanctuaire de Janus, à une extrémité du Forum romain, avait la forme d'un arc double, dont les deux faces, antérieure et postérieure, étaient reliées par un double mur latéral. De là vint la dénomination de hifrons, qui, de l'arc, fut transportée à Janus lui-même, et la figuration du dieu par une tête à double visage dont les profils s'opposent. C'est celle que nous trouvons sur d'anciennes monnaies*^ (fig. 198); les deux faces sont barbues, et le type juvénile apparaît seulement quand s'est fait sentir l'influence du double IJermcs hellénique '.
Les effigies monétaires sont les seules représentations que nous ayons de ce dieu. Aucune ne nous fait voir le Janus quadrifrons (|ui répondait aux
Fig. 198. — Janus hifrons.
1. SaK'lio. //)/(/., lig. .3512 ; S. R. inacli. /{c/te/"s, III, p. .310, 2.
2. Peinture dllerciilanum : Hanmeister. Denkmiiler, III, p. 1624.
3. Griieher, oj). cil., I, p. 2.3.'î cl siiiv. et 406 : pi. xxxii, 0-11 et xi-ii. 2-3.