‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 261 sur 509 · Helbig, Fiihrer, I, n · texte numérisé non relu

Helbig, Fiihrer, I, n

5. Roscher, dans son /.crtAort ; J. Tmilaiii, dans Saglio. Dicl. des AnI.

6. Grueber. op. cit., pi. i.xxv, 1 à 7 ; Saglio, ibid., (îg. 4139.

7. Tel est le .tamis de marbre (double tète fantaisiste) qui, posé sur une colonne, décorait un jardin de Pompéi (Thédeiial, Pompéi, I, p. 91, lig. 55).

392 II. LES DniNITlJS

quatre arcs souvrant à un carrefour. Si Jaiius était la divinité des portes et des entrées, c'était aussi celTe des commencements. Sur une monnaie de Commode ', cet empereur, en Janus, inaugure la nouvelle année ; il est armé de la vjrc/a, attribut essentiel du dieu ; la clef, le croissant et la patère sont moins fréquents.

La clef était placée dans la main dune autre divinité ancienne, Portunus - (ou Portiimnus), qui ouvrait la porte marine, comme Janus les portes terrestres. Alors que Rome n'avait d'autre voie d'eau que le Tibre, on confondait Portunus avec le Pater Tiberinus, dit tlls de Janus. Sa figure, constituée peut-être avant celles des dieux fleuves barbus, divinités de la Grèce, était sans doute imberbe, comme celle du jeune homme, muni dune clef archaïque, qu'on distingue dans un des reliefs de l'arc de Bénévenl '^.

La religion romaine compte aussi de bonne heure quelques divinités allégoriques ; mais mieux vaut ne pas les séparer de celles qui prirent naissance ultérieurement.

ï; III. — Divinilés irorigine hellénique.

Dans leur mythologie, les (Irecs mettaient au jiremier rang, non point pour l'importance, mais pour l'ancienneté, le Kronos qui personnifiait les forces de la nature primitive. La nature de ce roi déchu ne fut pas sans influencer celle du Saturne italique ^, surtout dans la tradition littéraire, tout comme les rapprochements faits avec le Baal-Moloch des Phéniciens, le dieu dévoreur etgourmand de victimes humaines. .Aussi le Saturne vénéré à la lin de la République et sous l'Empire a-t-il une physionomie complexe, incohérente, qui rend malaisée son identification sur les monuments ■"'. Le type purement hellénique apparaît dans le relief de l'autel du Capilole ^, praxitélien d'inspiration : le dieu assis sur un trône reçoit la j)ierre, enveloppée de langes, qu'il s'apprête à dévorer, croyant qu'on lui présente le dernier de ses fils. Le fragment de

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